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Métiers / Directeur Général

Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je suis Jonathan, 36 ans, Directeur Général de la chaîne Paris Première.


Quel a été ton parcours étudiant et professionnel avant d’intégrer le Groupe M6 ?

Tout d’abord, l’ESSEC pendant 4 ans après classe prépa. Je suis ensuite parti au Brésil, puis en revenant en France, j’ai fait Sciences Po Paris spécialisé en économie. Je suis ensuite parti travailler à New York à la Représentation Française aux Nations Unies pendant 2 ans, en tant que chargé de mission aux affaires économiques, et je suis revenu ensuite à Paris pour chercher du travail… et j’ai finalement intégré M6 en 2008.


Comment as-tu intégré le Groupe M6 ?

J’adorais les médias, la télévision, la presse, la radio… J’avais vraiment envie d’entrer dans ce secteur, ce n’était pas évident, j’envoyais beaucoup de courriers, de candidatures spontanées. Le prédécesseur au poste que j’ai occupé chez M6, m’a gentiment répondu et m’a reçu… J’ai ensuite passé un certain nombre d’entretiens avant d’intégrer le Groupe M6 en tant que responsable de la coordination auprès de Nicolas de Tavernost, Président du Directoire du Groupe M6.


Comment s’est déroulée ton intégration au sein du Groupe M6 ?

De manière très simple et rapide car c’est un Groupe où l’on est accueilli très facilement.


Que faisais-tu sur ton premier poste ?

J’étais l’assistant de Nicolas de Tavernost, Président du Groupe. C’était un poste formidable qui donne une vue d’ensemble de l’entreprise et de ses différents métiers, consistant dans la mesure du possible à la préparation en amont de certaines réunions, à la mise au point de présentations et de compte-rendus et à faire circuler l’information en interne du mieux possible.


En quoi consiste ton métier de Directeur Général de Paris Première ?

C’est un métier de « généraliste », à la croisée de plusieurs métiers :
– Production : gérer le lien avec les producteurs, suivre le bon déroulement des émissions, préparer le lancement de nouvelles émissions
– Finances : gérer un coût de grille, un coût de programme, chiffres en lien avec la régie publicitaire car nous sommes en partie financés par la publicité, chiffres en lien avec les revenus de distribution
– Programmation : quel programme on met à quelle heure et pourquoi.
– Audiences/Etudes : suivre les audiences de nos programmes, les courbes d’une émission, en tirer des enseignements sur les thématiques traitées, trouver des explications à des échecs de programmation
– Communication, à savoir la façon dont on s’exprime, la façon dont la chaîne prend la parole, la façon dont la chaîne est traitée dans les médias.
Il y a également une dimension « gestion de talents » : nous avons beaucoup d’animateurs, de producteurs, d’artistes que l’on capte pour des spectacles…

 

Avec quelles entités du Groupe es-tu régulièrement en contact ?
Nous sommes en lien avec beaucoup d’entités au sein du Groupe. Evidemment en lien avec les Acquisitions / les Achats qui nous achètent des programmes, des films et des documentaires. Egalement en lien avec l’équipe de la Communication. Nous sommes également en lien avec la régie publicitaire qui commercialise nos programmes. Avec l’équipe de la distribution qui gère les négociations et relations avec les distributeurs. Nous sommes également en lien avec les productions extérieures qui sont gérées elles-mêmes par la Direction des Productions, après nous avons en charge le suivi des tournages, des animateurs et le rendu à l’antenne. Nous sommes bien évidemment en lien avec l’Antenne, le coût de grille, la direction juridique pour ne commettre d’impair à l’antenne, le Secrétariat général qui nous aide aussi, la Direction Artistique, le Marketing, les Etudes qui nous aident beaucoup à décortiquer les courbes et sont forces de propositions et de recommandations…


Quelles sont les 3 qualités pour exercer le rôle de Directeur d’une chaîne de télévision ?

– Etre curieux, s’intéresser aux choses, aux gens, à l’actualité (culturelle, médiatique, en France, dans le monde… ). Il faut en permanence être en éveil, rencontrer des gens même s’ils ne sont pas dans le métier, d’avoir un peu de flair, la curiosité est vraiment un élément important pour un métier de média.
– Deuxième qualité, être rigoureux, il faut être précis sur les chiffres, savoir ce que l’on dépense, savoir ce que l’on gagne ; il faut savoir à quelle heure on met un programme, le coût d’une émission…
– Troisième point, c’est le plus important, aimer regarder la télévision et les programmes et ne pas en avoir une vision trop théorique.


Comment vois-tu évoluer ton métier dans les prochaines années ?

Les grandes caractéristiques de ce métier vont perdurer, en revanche il va falloir de plus en plus être agile, souple, réagir à l’actualité, déprogrammer quand un buzz se profile, mettre en ligne des produits beaucoup plus viraux qu’aujourd’hui. Il va falloir encore accentuer le « faire savoir » et la communication autour de nos programmes sur les réseaux et évidemment, s’adapter aux nouveaux usages pour la consommation télé en s’adaptant surtout aux innovations technologiques.
Simultanément, je pense que la TV va jouer le rôle d’un espace où l’on va pouvoir prendre un peu de temps. Submergé par les réseaux sociaux, les buzz, les clashs, il va y avoir des lieux, et notamment une chaîne comme Paris Première avec des programmes assez spécifiques, où l’on va pouvoir prendre le temps, de voir un spectacle, de rire devant un one man show ou une émission d’humour, de débattre de politique ou de thématiques de société, de s’intéresser à des sujets peu traités ailleurs comme la mode ou l’actualité culturelle. L’attention du public est devenu un marché très concurrentiel, le public étant très sollicité ; la télévision y a toute sa place en diffusant des contenus attractifs. Elle est même mieux placée que les autres.
Le contenu et la fabrication d’un programme ne devraient pas changer radicalement sur le court terme. Ce qui compte, c’est de rester dans l’air du temps et de répondre aux attentes du public.

As-tu un souvenir qui t’a particulièrement marqué au sein du groupe M6 ?
Il s’agit d’un souvenir plutôt récent, à savoir les 30 ans de Paris Première. Peu de chaines ont 30 ans dans le PAF, c’était donc un événement important que l’on a bien préparé en amont avec toute l’équipe de la chaîne car on n’avait pas envie de se louper ! Il y a eu une communication très large et nous avons mis en place un dispositif spécial à l’antenne. On ne voulait pas trop regarder dans le rétroviseur mais plus se projet dans l’avenir, on a fait une émission spéciale 30 ans, où toutes les stars de la chaine sont passées. Nous avons également eu des émissions thématisées, par exemple avec « Zemmour et Naulleau » avec 30 ans de vie politique, « Ca balance à Paris » avec 30 ans de vie culturelle, une nuit spéciale avec les émissions phares historiques de Paris Première, diffusé une pièce de théâtre évènement « le Prénom »…. Nous avons organisé une exposition en partenariat avec la Mairie de Paris sur une trentaine de talents que Paris Première a mis en avant avec leurs portraits tout au long du mois de novembre. C’était donc un souvenir fort en terme de vie professionnelle, on a fêté les 30 ans de PP et on a fait en sorte que cette chaîne rayonne à la hauteur de sa notoriété.


Pourquoi avoir rejoint le Groupe M6 ?

J’ai rejoint le Groupe M6 car c’est un groupe dynamique, qui donne envie, qui est très varié, qui a beaucoup de caractéristiques positives, à une époque où l’on est souvent dans le pessimisme et la critique.
En terme de contenus, c’est un groupe qui est extrêmement varié, avec une palette très large de programmes et d’activités (chaînes de télévision, de sociétés de production…) permettant à chacun de trouver son bonheur en terme de contenus et de programmes.

Qu’est-ce que le Groupe M6 incarne pour toi ?
C’est un Groupe dynamique, dans l’air du temps et qui donne envie d’y travailler.


Quels avantages apprécies-tu particulièrement au sein du Groupe M6 ?

Quelqu’un qui a la volonté de créer des choses, de persévérer, de s’accrocher à ses idées (si elles sont bonnes !), d’innover… pourra le faire chez M6.


Qu’est-ce qui te motive encore au quotidien après plusieurs années au sein du Groupe ?

Toutes les journées sont différentes, on rencontre des créateurs, des producteurs, des gens qui ont des idées, qui veulent créer des documentaires, produire des films… et de pouvoir nous-même créer des projets, les suivre du début à la fin, les faire émerger, c’est très enthousiasmant. C’est une chance d’avoir ce genre de jobs. D’être en prise avec le monde, l’actualité, l’air du temps : peu de métiers et de secteurs permettent cela. Il faut en avoir conscience…


Comment te tiens-tu au courant des nouveautés de ton secteur ?

C’est fondamental et ça fait partie du job de patron de chaîne d’être curieux, d’être à l’écoute. Il faut lire des livres, aller au cinéma, aller au théâtre, lire la presse, écouter la radio, rencontrer des gens, il faut être à l’affut des gens qui ont des idées… et surtout ne jamais rien balayer du revers de la main, car toutes les idées sont bonnes à prendre !


Es-tu addict aux réseaux sociaux ?

Je ne suis pas « addict » mais j’y vais beaucoup ! Je fais beaucoup de Tweets car c’est important de communiquer, que les gens soient au courant de nos programmes et surtout de dire quand ils marchent !!! Facebook j’y vais un petit peu moins car je n’aime pas trop mettre en ligne de choses personnelles et Instagram je vais m’y mettre plus sérieusement, cela fait partie de mes résolutions 2017 !

Où tu vois-tu dans 10 ans ?
Je ne peux pas vous dire… tout ce que je sais, c’est que les métiers de contenus et de programmes sont intéressants et enrichissants. Après vous dire où je serais dans 10 ans, je n’en sais rien. J’espère simplement que ce sera toujours dans le secteur des médias.


Quels conseils donnerais-tu à un(e) étudiant(e) qui souhaite travailler dans les médias ?

Il faut rencontrer des gens, s’informer (lire la presse, écouter la radio…) et beaucoup regarder la télévision car c’est toujours assez gênant quand on rencontre des gens qui nous disent qu’ils ne regardent pas la télévision ou qu’ils ne s’y intéressent pas…. Il faut s’accrocher car il n’y a pas beaucoup de jobs, les places sont rares, il faut donc insister, si on ne vous a pas répondu, relancez, revenez à la charge.. cela finira par payer !


Comment bien réussir mon entretien d’embauche au sein du Groupe M6 ?

Il faut être naturel, ne pas raconter d’histoires, être passionné de médias, avoir une grande motivation, être travailleur. Et surtout avoir envie de s’inscrire dans un projet collectif.


Comment se distinguer parmi plusieurs candidatures ?
Etre créatif car c’est toujours bien d’avoir plein d’idées même si généralement sur 10 idées, y a en 9 qui ne vont pas au bout ou qui ne sont pas bonnes. Dans ces métiers, la créativité est très importante, cela peut être la cerise sur le gâteau qui peut faire la différence entre deux candidatures.
Etre optimiste, c’est-à-dire dans le travail, penser que les choses sont possibles d’emblée et tout faire pour les mener à bien. Même si le tableau de départ parait compliqué…. Si on n’y arrive pas in fine, ce n’est pas grave mais c’est toujours plus agréable et plus positif d’envisager les choses, de lancer des idées et de débuter des projets avec volonté et optimisme.