Pour réduire les risques de propagation du virus au sein des prisons françaises, plusieurs mesures ont été prises, dont 2 principales :

– la fermeture des prisons entrainant l’arrêt des parloirs et des actions entre les murs. Ne pouvant plus rentrer en prison, certains de nos partenaires ont suspendu leurs actions.

– la mise en sommeil des juridictions et les libérations anticipées de détenus en fin de peine afin de pallier à la surpopulation, qui ont permis d’alléger la population carcérale de 11 500 détenus en quelques semaines.

 

Garder le lien, comprendre, s’adapter pour mieux construire demain

 

Tout au long de ce confinement, la Fondation du Groupe M6 a identifié, avec les partenaires associatifs qu’elle soutient et l’Administration pénitentiaire, les difficultés rencontrées afin de mieux répondre aux besoins des bénéficiaires dès la sortie de confinement.

Au-delà du renforcement des liens avec nos partenaires habituels, nous avons accueilli une nouvelle association qui a dû faire face à l’accueil et l’accompagnement de 10 nouveaux bénéficiaires sortis de prison de manière anticipée.

 

Libération anticipée et logement à la sortie de prison

 

Un nouvel entrant parmi les partenaires associatifs de la Fondation du Groupe M6 : l’UCRM – l’Union Cépière Robert Meunier.

Association reconnue d’intérêt général, l’UCRM œuvre depuis 70 ans sur la métropole toulousaine et la Région Occitanie, auprès des publics en situation de désinsertion sociale, qu’elle accompagne vers le logement, la formation et l’insertion professionnelle.

Après une orientation du Service pénitentiaire d’insertion et de probation de la Haute-Garonne (SPIP 31), l’UCRM s’est mobilisée pour accueillir et accompagner 10 personnes bénéficiant d’une libération anticipée. Le soutien financier de la Fondation du Groupe M6 permet l’aménagement d’urgence de logements pour les accueillir puis les accompagner jusqu’à l’obtention d’un logement pérenne.

 

La Fondation du Groupe M6 tient à saluer l’engagement des associations qu’elle soutient et qui – dans ce contexte si particulier – se mobilisent et se réinventent pour poursuivre leur mission, lutter contre l’isolement des personnes détenues ou récemment sorties de prison et les accompagner dans leur réinsertion socio-professionnelle !

Photo : Curtis MacNewton

Parmi les 45 établissements pénitentiaires engagés dans la 5ème édition du concours Au-delà des lignes*, 4 partagent la particularité d’être ultramarins : en 2020, une cinquantaine d’élèves détenus au sein des prisons de Mayotte et de l’île de la Réunion, se sont lancés avec leurs enseignants dans l’aventure Au-delà des lignes. Début mars, ils ont rencontré deux auteurs, membres du jury Au-delà des lignes. Récit de ces rencontres au cœur de l’Océan Indien, par Emmanuelle Tanneau, responsable Projet pour la Fondation du Groupe M6…

1ère étape mahoraise, avec Nassur Attoumani

« Mayotte est française et le restera à jamais », tel est le message qui accueille les passagers arrivant sur « Grande Terre », après un trajet de 15 minutes en bateau depuis « Petite Terre », où se trouve l’aéroport. Depuis 5 éditions que connaît le concours, le centre de détention de Majicavo est le premier auquel nous nous serons rendus en barge !

 

Mardi 3 mars au matin, je retrouve l’auteur mahorais Nassur Attoumani. Casque colonial vissé sur la tête, il est paré pour sa première participation au jury Au-delà des lignes et sa première entrée au centre pénitentiaire de Majicavo, la seule prison de l’île, ouverte il y a 10 ans. Entre les murs, sur le chemin qui nous emmène au centre scolaire, Nassur Attoumani serre les mains et embrasse ceux qui croisent notre chemin. « J’embrasse mes élèves », nous lance l’ancien professeur de français et d’anglais, bien connu sur l’île.

Guidés par Mohamed Tany (responsable local d’enseignement – Education Nationale) et Sabrina Gaci (enseignante), tous deux animateurs de l’atelier d’écriture, nous sommes accueillis par les regards complices des élèves : ceux-ci ont préparé en guise d’accueil un acrostiche personnalisé pour chacun de nous, qu’ils nous lisent à voix haute.

Suit un tour de table, au cours duquel chacun se présente : l’un est écrivain public en détention et afficionado de chasse au hérisson, un deuxième nous confie : « je vole des phrases dans un livre, puis dans un autre et je les colle ensemble… ». Un autre poursuit « ici on me donne à lire des textes et ça me fait me sentir bien ». Pour Nassur Attoumani, ils ont préparé des questions. Et ils attendent des conseils : « Des histoires, vous en avez tous vécues. Les petites histoires sont des grandes histoires. », « Quand vous êtes rentrés dans l’écriture, le tout est de continuer à écrire », « Ecrire, ce n’est pas forcément se lancer dans un roman : les contes que vous avez entendus petits, écrivez-les en français… », « Ayez toujours un cahier, un stylo, c’est comme ça que naissent les écrivains »… 

Les conseils fusent, émaillés d’anecdotes d’enfance partagées non sans humour par l’auteur, dont certaines sont réunies dans son recueil Les aventures d’un adolescent mahorais étudié par les élèves avant la rencontre. A deux d’entre eux qui lisent leur texte à voix haute, Nassur prodigue un dernier conseil : « Dans vos textes, ne soyez pas généralistes, pointez votre doigt sur une personne particulière, ce personnage valorisera tous les autres ».

 

Après le retour en cellule des élèves, c’est finalement le kashkazy – le nom d’ici pour parler de la saison des pluies – qui sonnera la fin de notre rencontre : c’est sous une pluie diluvienne dont nous protègent mal nos frêles parapluies que nous nous donnons rendez-vous en avril : les élèves auront alors mis le point final à leurs textes.

2ème étape réunionnaise… avec Isabelle Hoarau-Joly

A peine le pied posé sur le tarmac, le chauffeur de taxi me donne le ton : « A La Réunion, nous sommes fiers de notre île. » : me voilà prévenue. Jeudi 5 mars aux aurores, Isabelle Hoarau-Joly m’embarque pour une immersion de 2 jours dans « son île ». Née à la Réunion, anthropologue, auteure, conteuse, la fourmillante Isabelle est également ethnobotaniste et engagée dans la défense du patrimoine, de la nature.

 

Ensemble, nous démarrons notre traversée de l’île à la rencontre des participants au concours issus des 3 prisons que compte La Réunion. C’est devant l’établissement récent de Domenjod (Saint-Denis) que nous retrouvons Nirina Andrianarijaona (responsable locale d’enseignement) et Sarah Bonami (enseignante).

« Faites de votre texte un diamant brut »

 

Les 5 mineurs avec lesquels nous démarrons ce matin questionnent Isabelle sur ce qui l’a amenée à l’écriture. La stupéfaction se lit sur leurs visages quand elle répond : « Je n’ai jamais aimé le monde dans lequel je vis. Depuis toute petite, j’écris pour proposer un autre monde. »…

 

La conversation s’engage et le créole reprend ses droits. Isabelle m’avait prévenue, « le créole, c’est la langue du cœur ». Les jeunes semblent embarqués, y compris Sofiane**, qui a choisi « Banditisme » pour mot préféré de la langue française (avant de se raviser pour « Bonheur »). « Faites de votre texte un diamant brut », leur intime-t-elle, « questionnez-vous sur les mots justes, lisez votre texte aux autres car c’est pour eux que vous écrivez… ».

« J’écris sur mon vécu et sur le savoir acquis par nos aînés, je veux partager cette connaissance, la transmettre », explique Françoise, la doyenne du 2ème groupe que nous rencontrons au quartier des femmes. Sofia, elle, recherche dans la lecture le dépassement de soi. La page blanche, elle ne l’a pas dépassée pour l‘instant : « quand vous commencez un texte, comment vous vous y prenez ? » questionne-t-elle. Quant à Océane, qui se sent gênée de s’exprimer en français, elle nous confie : « J’écris quand ma tête est trop pleine, pour la vider ». Livre de guérison, journal de bord, récit d’amour… « L’enfermement peut faire des ouvertures », suggère Isabelle.

« Chaque personne est un livre debout »

 

Nous poursuivons notre route vers Le Port, où nous attend Jean Sauger (responsable local d’enseignement) pour une rencontre au quartier haut de l’établissement.

 

« J’ai été heureuse qu’on me propose de venir vous visiter dans votre maison fermée », démarre Isabelle. Pourtant, ici, pas de mur d’enceinte ni de cellules mais des îlots de logements communs où chaque détenu a son propre box, son lopin de terre à cultiver et une liberté de circulation sur le domaine, en journée… Parmi les 8 élèves réunis dans la salle informatique aux murs bleus délavés, plusieurs sont engagés dans un programme de lecture et tous participent aux ateliers d’écriture animés par Jean Sauger et leur enseignante Annickella Sabotsy, depuis octobre, « avec beaucoup d’engagement et de volonté », souhaite souligner cette dernière.

 

Après un tour de table tout en retenue, Isabelle se plie avec entrain au portrait chinois préparé par ces messieurs. Les regards s’éclairent lorsque la conteuse mime jouer de la lyre ou incarner la déesse Athéna – « Je suis restée comme une « marmaille » (une enfant) répond-elle à leurs regards étonnés. Son livre préféré ? Sans doute le 1er qu’elle se souvienne avoir lu, Tristan et Yseult. « Chaque personne est un livre debout, nous avons tous des histoires à raconter… ».

« La richesse de l’écriture, c’est la rencontre »

 

Quelques ravines plus au sud, c’est à la maison d’arrêt de Saint-Pierre que nous retrouvons vendredi matin, pour la dernière rencontre de l’île, Loïc Lubin (enseignant et coordonnateur de l’enseignement pour les 3 établissements de la Réunion).

 

Parmi la dizaine d’élèves présents, Frank déclare « J’aime me servir de mon stylo », Jean-Claude, lui préfère les mots-croisés, tandis que Sébastien se passionne pour l’œuvre de Stephen King. Il y a aussi Jean-Paul, chanteur à l’inspiration débordante et Cyril, le bibliothécaire de la maison d’arrêt… Depuis janvier, ils nous expliquent avoir « joué avec les mots » ; ils sont pressés de nous lire leurs productions. A Christophe, qui nous partage son texte, Isabelle explique toute l’importance de soigner la fin de son écrit : « La fin, c’est le dessert ! ». Ce qu’attend Isabelle en tant que membre du jury ? La réponse est sans équivoque : « Un texte, c’est une œuvre d’art, il faut qu’il génère une émotion ».

A eux qui ont découvert le plaisir de l’écriture récemment, elle livre une dernière pensée : « La richesse de l’écriture, c’est la rencontre. Comme celle que nous venons de vivre aujourd’hui.».

Sortie de la maison d’arrêt, Isabelle Hoarau-Joly nous livre son ressenti : nous lui laissons le mot de la fin sur ces rencontres Au-delà des lignes de l’Océan Indien…

* A propos du concours Au-delà des lignes : pour la cinquième année consécutive, la Fondation du Groupe M6 organise en 2020 le concours d’écriture « Au-delà des lignes » en milieu carcéral, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’Administration pénitentiaire. Il a pour objectif de lutter contre l’exclusion des personnes en rupture avec l’écriture. Chaque édition se déroule en deux temps : des ateliers d’écriture menés par les enseignants de l’Éducation nationale à destination de 3 catégories : débutants, intermédiaires, confirmés ; puis la sélection des lauréats par un jury composé d’écrivains, de journalistes et de personnes issues de l’Éducation nationale, de l’Administration pénitentiaire et de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

** Les prénoms ont été changés.

Dans le contexte sanitaire actuel, la Fondation du Groupe M6 et ses partenaires de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Nationale ont pris la décision de suspendre la cinquième édition du concours d’écriture Au-delà des lignes.

 

Depuis la rentrée dernière, une belle énergie collective a permis à plus de 400 élèves de se lancer dans un travail d’écriture autour du thème Oser, encadrés par plus de 50 enseignants de l’Education Nationale. Pas moins de 30 rencontres ont eu lieu entre les participants et les membres du jury Au-delà des lignes, auteurs et journalistes, autour de la place des mots dans la vie de chacun !

 

Nous remercions chaleureusement tous les participants, les enseignants, les membres du jury pour leur implication dans cette cinquième édition du concours, ainsi que les personnels pénitentiaires qui ont rendu ces rencontres possibles depuis janvier.

 

Dès la reprise des activités en détention, notre priorité sera de poursuivre dans la lignée de cette belle énergie et de valoriser le travail entrepris par l’ensemble des participants.

Pour vous faire patienter d’ici-là, nous vous partageons quelques phrases entendues lors des rencontres :

 

Le temps libre est-il le temps de notre liberté ? – Denis, participant au concours

L’avantage avec les mots, c’est qu’ils appartiennent à tout le monde. – Lenka Hornakova-Civade, écrivaine et membre du jury

En lisant, je rencontre des gens. Je romps ma solitude. – Pierre, participant au concours

Ecrire, c’est proposer un autre monde. – Isabelle Hoarau-Joly, auteure et membre du jury

Le but, quand quelqu’un lit mon texte, c’est qu’il se pose une question. – Youssouf, participant au concours

En 5 ans, j’ai lu des textes qui m’ont mis des claques monumentales. – Maxime Chattam, auteur et membre du jury

 

 

Prenez soin de vous et à très bientôt,

L’équipe de la Fondation du Groupe M6

La Fondation du Groupe M6 a fait de la réinsertion des personnes détenues son objectif prioritaire depuis 10 ans. Parmi les 70 651 personnes détenues en France*, 3157 sont des femmes : il s’agit du chiffre le plus élevé en 10 ans. Leur présence minoritaire – 3,8% de la population carcérale – engendre des difficultés pendant l’incarcération, complique leur réinsertion et pose la question de la mixité lors des activités en détention.

A l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, la Fondation du Groupe M6 a organisé une rencontre entre 10 femmes détenues au centre pénitentiaire de Lille Loos Sequedin et 3 journalistes : Diane DOUZILLE (journaliste M6), Jean-Baptiste JACQUIN (journaliste Le Monde), Marie ZAFIMEHY (journaliste RTL.fr).

 

Plusieurs de ces femmes sont les rédactrices de Sequedit, le journal de détention de l’établissement, auquel participent en ateliers mixtes une quinzaine de femmes et d’hommes détenus, accompagnés par les enseignants de l’Education Nationale.

L’opportunité pour les femmes présentes de mettre en avant la particularité de leur journal : cette expérience mixte de rédaction en binôme avec les hommes détenus, « comme à l’extérieur ». Parmi les autres sujets abordés, la place centrale des médias dans le quotidien des personnes détenues et le sens tout particulier donné à la journée internationale des droits des femmes dans le contexte de la prison.

 

Découvrez leurs échanges en vidéo

Incarcération, mixité et sortie de prison : quelques chiffres au féminin*

 

> 72 établissements pénitentiaires accueillent des femmes détenues (sur 188 au total) :

  • 2 leur sont entièrement réservés : centre pénitentiaire de Rennes et maison d’arrêt de Versailles
  • 44 maisons d’arrêt, 13 centres de détention, 3 établissements pour mineurs et 10 centres de semi-liberté les accueillent au sein de quartiers spécifiques

> Le taux d’activité en détention était de 23% pour les femmes en 2018 (versus 28% pour les hommes)

> 26,9% des femmes détenues sont sorties de prison en aménagement de peine en 2018 (26,2% pour les hommes) : 6% en placement extérieur (versus 8% hommes-femmes confondus), 8% en semi-liberté (versus 21% hommes-femmes confondus), en raison du faible nombre de places disponibles pour les femmes sur ces dispositifs d’accompagnement soutenu à la sortie

> La mixité en milieu carcéral :

  • La surveillance des femmes détenues est assurée par des personnes de même sexe, à l’exception des personnels d’encadrement, qui peuvent être des hommes : un principe s’appliquant aux femmes incarcérées mais pas aux hommes
  • Côté personnes détenues, si la séparation des sexes est de rigueur en détention, la mixité lors des activités est prévue par la loi pénitentiaire du 24/11/2009 : en 2018, 3,7% des activités proposées en détention ont été réalisés en mixité.

 

Sources : AP – Mesure de l’incarcération au 1/01/2020 et Statistiques des personnes écrouées et détenues Janvier 2020, OIP Section Française – DedansDehors n° 106,  CGLPL – Avis du 25 janvier 2016 relatif à la situation des femmes privées de liberté

Vendredi matin, maison d’arrêt de Rouen, dans le bureau des professeurs. Maxime Chattam, l’un des plus grands auteurs de thrillers français, est là, attablé autour d’un café avec le responsable de l’enseignement en prison, les enseignants et Jeanne Lemonnier, responsable du projet Au-delà des lignes. Tout sourire, il prend des informations sur les trois groupes de détenus qu’il va rencontrer dans le cadre du Concours d’écriture Au-delà des lignes*.

 

 

La journée débute avec les rencontres successives de deux groupes de mineurs. L’après-midi sera consacrée à un groupe d’adultes débutants. Chaque rencontre commence par un tour de table, l’occasion pour Maxime Chattam de se renseigner sur l’intérêt pour la lecture et l’écriture de chacun des participants. Habitué à l’exercice, l’auteur tente d’aller chercher d’autres réponses que « j’aime bien lire » : « Et qu’est-ce que tu ressens quand t’écris ? C’est ça qui est important ».

 

 

Un parcours atypique

Pour désacraliser l’écriture, il évoque rapidement son propre parcours. Il a grandi dans un milieu modeste, a fait quelques bêtises de jeunesse, et détestait l’école – il précise avoir redoublé au collège. Mais il aimait lire, et il passait du temps le nez dans les bouquins. Au lycée, il occupait ses cours à écrire des histoires plutôt que de prendre des notes. Un jour, sa professeure de Français trouve ses histoires, inspirées de la vie de ses amis : « C’est très mal écrit, mais tu as de bonnes idées, il faut que tu bosses ».  A partir de ce moment-là, Maxime Chattam écrit tout le temps, obtient son bac, écrit et multiplie les petits boulots en parallèle. Après 3 livres refusés par les maisons d’édition, il parvient enfin à publier son premier livre L’Âme du Mal, en 2002.

Le déclic donné par cette enseignante, il l’espère pour ces mineurs : « Souvent en maison d’arrêt, on me dit, ‘je n’y arriverai pas, je suis une brêle en Français’. Est-ce que vous avez envie de mettre le temps que vous passez ici à profit? Le concours c’est un prétexte qu’on vous donne. Il est là pour voir ce qui sort quand vous écrivez. »

 

 

Une double motivation à participer au concours

Quand un élève ose poser la question du montant touché par l’auteur pour venir les rencontrer, Maxime Chattam part d’un grand rire : non seulement il n’est pas rémunéré pour participer au concours, mais surtout, sa motivation est ailleurs…

Elle réside dans deux choses : d’abord, les rencontres humaines : « J’aime l’être humain, je suis curieux des autres. C’est une expérience humaine et un moyen de me sentir utile. Je sors d’ici plus riche que lorsque je suis rentré ».

Autre motivation, la découverte des textes des participants : « C’est la 5ème année que je participe, et je peux vous dire qu’il y a des textes en 5 ans qui m’ont retourné. Parfois, on se prend des claques. »

En effet, pour la cinquième édition consécutive, Maxime Chattam est aux côtés de la Fondation en tant que membre du jury d’Au-delà des lignes. Cette année encore, il rencontre différents groupes de détenus dans les prisons de Rouen et de Beauvais, et défendra corps et âme ses textes favoris lors de la sélection des textes lauréats. Rendez-vous début juin pour savoir si ses collègues du jury seront en phase avec lui.

 

     

* À propos du concours d’écriture Au-delà des lignes :

Pour la cinquième année consécutive, la Fondation du Groupe M6 organise en 2020 le concours d’écriture « Au-delà des lignes » en milieu carcéral, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’Administration pénitentiaire. Il a pour objectif de lutter contre l’exclusion des personnes en rupture avec l’écriture. Chaque édition se déroule en deux temps : des ateliers d’écriture menés par les enseignants de l’Éducation nationale à destination de 3 catégories : débutants, intermédiaires, confirmés ; puis la sélection des lauréats par un jury composé d’écrivains, de journalistes et de personnes issues de l’Éducation nationale, de l’Administration pénitentiaire et de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Mardi après-midi, centre pénitentiaire du Havre, dans une salle réservée au « scolaire ». Au milieu de ses camarades, Monsieur M., jean baskets, crâne rasé et yeux bleus grand ouverts, est prêt à partager un moment avec Plana Radenovic, journaliste, auteure, et membre du jury du Concours d’écriture Au-delà des lignes*. L’objectif de la rencontre : échanger autour des mots et désacraliser l’écriture.

« On voulait rencontrer la journaliste »

 

Autour de la table : Plana Radenovic, accompagnée par la Fondation du Groupe M6, deux enseignantes de l’Education Nationale, un représentant de la direction du centre pénitentiaire du Havre ainsi que 8 hommes suivant des cours d’alphabétisation en détention.

Une fois les présentations faites, les apprenants posent les questions soigneusement préparées avec leur enseignante à la journaliste Plana Radenovic. Parmi les thèmes abordés : les liens familiaux, la normalité, le rapport à l’écriture, l’éducation, le bénévolat…

Pour Monsieur M., qui accueille régulièrement un visiteur de prison, rencontrer des personnes de l’extérieur est une chance : « ça permet de discuter d’autre chose que la prison, ça fait du bien ».

« Oser écrire »

 

Lors d’un atelier d’écriture précédent avec leur enseignante – qui a lieu 2 fois par semaine, les participants ont réfléchi autour du thème de cette 5ème édition du concours : Oser. Un exercice pendant lequel les idées ont fusé, si l’on en croit l’enthousiasme de la professeure. Face à nous, le groupe est un peu plus réservé. Pour certains, prendre la parole et lire en public, c’est déjà oser.

Selon Monsieur M., « le mot Oser veut dire beaucoup de choses… Oser s’exprimer, dialoguer… Oser écrire aussi ».  Lui, qui a à plusieurs reprises salué le courage de l’auteure face à certains événements de sa vie, fait également preuve d’un grand courage pour apprendre à lire et à écrire à l’âge adulte.

 

Apprendre à écrire pour se réinsérer et gagner en autonomie

 

« La première fois que j’ai lu, c’était à l’école. J’ai fait un CAP, mais je ne l’ai pas passé ».

Monsieur M., 52 ans, fait partie de la communauté des gens du voyage, et a multiplié les emplois dans des raffineries aux quatre coins du Nord de la France. Il a renoué avec l’écriture en détention, d’abord pour pouvoir déchiffrer les lettres reçues par sa compagne, puis en suivant un parcours d’alphabétisation, dispensé par l’Education Nationale au sein de la prison.

Lui qui avoue ne lire que la rubrique Faits divers dans les journaux, voit aussi l’apprentissage de la lecture et de l’écriture comme une aubaine en vue de sa sortie de prison : « Ça nous sert pour faire les démarches pour dehors, quand on sait écrire, on peut faire les demandes nous-même ». Un pas vers la réinsertion donc, mais aussi vers l’autonomie, précieuse pour ces hommes qui doivent recourir à l’écrit et donc à une personne tierce pour toutes les demandes d’activités ou de rendez-vous au sein de la prison.

En 2018, Monsieur M. avait participé à la 3ème édition du Concours d’écriture Au-delà des lignes sur le thème des Couleurs. Cette année, il prévoit d’écrire un texte autour du mot « voyager », son préféré de la langue française. Espérons qu’il saura embarquer le jury pour un joli voyage. Réponse début juillet lors de la cérémonie de remise des prix.

 

 

 

 

* À propos du concours d’écriture Au-delà des lignes :

Pour la cinquième année consécutive, la Fondation du Groupe M6 organise en 2020 le concours d’écriture Au-delà des lignes en milieu carcéral, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’Administration pénitentiaire. Il a pour objectif de lutter contre l’exclusion des personnes en rupture avec l’écriture. Chaque édition se déroule en deux temps : des ateliers d’écriture menés par les enseignants de l’Éducation nationale à destination de 3 catégories : débutants, intermédiaires, confirmés ; puis la sélection des lauréats par un jury composé d’écrivains, de journalistes et de personnes issues de l’Éducation nationale, de l’Administration pénitentiaire et de l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI).

Mercredi 27 novembre dernier, le film « Les drapeaux de papier » réalisé par Nathan Ambrosioni, était projeté dans l’Auditorium du Groupe M6. La soirée, organisée par la Fondation avec la FARAPEJ, a réuni une cinquantaine de bénévoles d’associations engagées dans le milieu carcéral et plusieurs collaborateurs du Groupe M6.

Organisé dans le cadre des 26èmes journées nationales prison, dont le thème cette année est « Justice, prison : sortir du cercle vicieux », la question de la réinsertion après une sortie « sèche » de détention (c’est-à-dire sans accompagnement) a été au centre du débat.

Après la projection du film Les drapeaux de papier, trois intervenants ont partagé leurs regards au cours d’un débat animé par Nathalie Renoux. Ronan Palaric, psychologue clinicien au sein du service criminologie ARCA a notamment été interpellé sur les conditions d’une insertion réussie. Nathan Ambrosioni, réalisateur du film, a quant à lui été salué pour le réalisme et la justesse dans le traitement du sujet : dans la salle, un ancien détenu a pris la parole pour le remercier « au nom de toutes les personnes détenues ». « Le film est très réaliste par rapport à ce qu’on vit à la sortie de prison » a-t-il précisé, encore sous le coup de l’émotion.

La sortie de prison, Bernard Petitgas – le troisième intervenant – l’a lui aussi vécue. Pendant 12 ans de détention, il a étudié la sociologie, et a été le premier détenu de France à soutenir une thèse de doctorat entre les murs. Selon lui, « la réinsertion doit démarrer dès le premier jour de détention ». « L’idée qu’on perd les codes sociaux en prison est souvent fausse », explique-t-il. « Parfois on ne les a simplement pas eus avant. Pour faciliter la réinsertion, il faut apprendre et travailler dessus. »

Le lien familial, autre élément fort de la réinsertion traité dans Les drapeaux de papier, ont également été évoqué : « la personne incarcérée doit comprendre que la famille a besoin de construire une histoire autour de l’incarcération, de parfois la cacher pour mieux l’accepter », a témoigné Bernard Petitgas.

« Vous avez un film d’utilité publique ! » a conclu l’une des bénévoles présentes « il est à montrer au plus grand nombre pour sensibiliser et faire comprendre que la réinsertion des personnes détenues est l’affaire de tous ! ».

La Fondation M6 remercie toutes les personnes présentes pour leur enthousiasme et leur contribution au débat.

 

Découvrez la bande-annonce du film Les drapeaux de papier.

La Fondation M6, en partenariat avec l’Administration pénitentiaire et l’Éducation nationale, lance la cinquième édition d’Au-delà des lignes. Ce concours d’écriture national se déroulera dans 45 établissements pénitentiaires de France métropolitaine et d’Outre-mer ; les 10 directions interrégionales de l’Administration pénitentiaire y seront représentées cette année !

Le concours Au-delà des lignes répond à un double objectif : lutter activement contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture et partager leurs mots, au-delà des murs.

 

Avec 20,2%* des personnes détenues échouant au bilan de lecture proposé à l’entrée en détention (9,6% en situation d’illettrisme au regard du test), la mobilisation autour de l’illettrisme est un enjeu majeur contre la récidive : lettre de motivation pour un emploi, lecture d’une annonce pour logement, demande d’aides sociales… toutes les démarches de réinsertion nécessitent aujourd’hui de savoir lire et écrire.

 

L’ambition du concours, (re)donner du plaisir autour de la lecture et l’écriture : pendant plusieurs mois, près de 500 femmes, hommes et mineurs détenu(e)s participeront à des ateliers d’écriture animés par une cinquantaine d’enseignants de l’Education nationale, autour du thème « Oser ».

 

Étape marquante du concours, une rencontre sera organisée dans chacun des établissements entre les participants et des auteurs ou des journalistes membres du jury Au-delà des lignes, pour partager leur rapport aux mots.

 

La sélection des textes sera confiée à un jury composé de ces mêmes auteurs et journalistes, de représentants de l’Éducation nationale et de l’Administration pénitentiaire. Une première sélection sera effectuée par région, puis un jury national choisira les textes lauréats. Parmi les membres du jury cette année : Maxime Chattam (auteur), Valérie Tong Cuong (écrivain), Nathalie Renoux (journaliste M6), Rachid Santaki (auteur), Elsa Guiol (journaliste)…

Cette année encore, pour permettre au plus grand nombre de participer, le concours s’articule autour de 3 catégories : débutants, intermédiaires, confirmés. Dans chaque catégorie, trois mineurs et trois majeurs seront récompensés, lors d’une cérémonie de remise de prix, qui se tiendra le 30 juin 2020 dans l’un des établissements participants. Tous les participants au concours recevront ensuite le recueil Au-delà des lignes 2020, dans lequel est publié l’ensemble des textes présentés.

L’an dernier, 454 femmes, hommes et mineurs détenu(e)s ont découvert ou redécouvert le plaisir de lire et d’écrire, comme en témoignaient les participants au cours des rencontres avec les auteurs Au-delà des lignes :

 

« Écrire c’est une manière de crier sans faire de bruit »

« La lecture m’a tellement plu que je suis devenu un serial lecteur »

« Ici, on n’écrit pas pour faire joli mais par nécessité »

 

*Chiffres-clés de l’Administration pénitentiaire – Extraits – au 1er janvier 2017


Chers enseignantes et enseignants, les ateliers d’écriture débutent.

Pour vous accompagner, retrouvez ci-dessous le kit de lancement du concours Au-delà des lignes 2020 :

  • Au-delà des lignes 2020 : présentation du concours
    Publié le 06/12/2019 à 16:18
    957,30 KB
  • Au-delà des lignes 2020 : liste des établissements participants
    Publié le 06/12/2019 à 16:18
    844,50 KB
  • Au-delà des lignes 2020 : conseils pour animer une rencontre avec un membre du jury
    Publié le 06/12/2019 à 16:18
    884,23 KB
  • Au-delà des lignes 2020 : affiche du concours
    Publié le 06/12/2019 à 16:18
    6,25 MB

Après deux semaines de projections et de rencontres sur le thème des différences, la 6ème édition du festival Fleury fait son cinéma s’est clôturée avec la cérémonie de remise des « Masques d’or » le lundi 2 décembre.

 

 

Un « droit à la culture » pour tous

 

Organisée par la Fondation M6, le pôle culture du service pénitentiaire d’insertion et de probation de l’Essonne et la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, la cérémonie de remise des « Masques d’or » a rassemblé au sein de la maison d’arrêt des femmes les membres du jury, des représentants de l’administration pénitentiaire, plusieurs collaborateurs du Groupe M6, ainsi que des femmes détenues. Plusieurs professionnels du cinéma mobilisés lors des projections étaient également présents pour partager ce moment avec le jury.

 

L’après-midi a débuté avec le visionnage du court-métrage Féeroce de Fabien Ara abordant le thème du genre. Le réalisateur a partagé son point de vue sur la différence, considérant qu’elle était aujourd’hui « de plus en plus assumée et mise en valeur ».

 

Animée par Nathalie Renoux, journaliste M6 et marraine de la Fondation M6, la cérémonie a été l’occasion de rappeler l’importance de la culture dans un parcours de réinsertion. Catherine Schöfer, administratrice de la Fondation M6 et directrice de Paris Première et Téva a souligné que « par les ponts qu’il crée avec l’extérieur, et notamment les professionnels du cinéma, Fleury fait son cinéma est un véritable outil d’ouverture et de compréhension du monde ». Laurent Ridel, directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris, a insisté sur l’originalité du festival, celle de rassembler au sein d’un même jury personnels pénitentiaires et personnes détenues : « La force de ce festival, c’est d’amener les membres du jury – personnes détenues et personnels pénitentiaires – à sortir de leur posture habituelle. Quand on sort de sa posture, il y a de belles rencontres à faire. »

 

Pierre Pech, directeur de la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis s’est adressé aux membres du jury incarcérés : « J’espère que vous saurez profiter de cette expérience pour saisir les opportunités qui s’offriront à vous ». Mariama Mendes, directrice pénitentiaire d’insertion et de probation pour l’antenne de Fleury-Mérogis, a souligné l’importance des partenariats entre tous les acteurs pour ce festival « emblématique et représentatif de l’offre culturelle de Fleury-Mérogis ».

 

 

Des différences pour mieux se (re)trouver

Malgré leurs différences – âge, statut, origines, goûts cinématographiques mais aussi aisance à évoluer dans un groupe – chacun des membres du jury a trouvé sa place au fil du festival et s’est exprimé lors des délibérations et sur scène, lors de la remise des 6 « Masques d’or » aux films primés.

 

Si les avis ont parfois été divergents sur les films, un point les a rassemblés : la parenthèse offerte par ces deux semaines de rencontres. Pour L., surveillante pénitentiaire, le festival a « permis de faire tomber les barrières qu’il peut y avoir entre les personnes détenues, les conseillers d’insertion et nous, les surveillants. Ça contribue à apaiser les relations, on a vraiment passé de bons moments. »

Deux films récompensés

 

Six « Masques d’or » ont été décernés lors cette cérémonie, récompensant 2 films :

Le prix du meilleur film : Get out de Jordan Peele

Le prix du meilleur scénario : Safy Nebbou pour Celle que vous croyez

Le prix de la meilleure réalisation : Jordan Peele pour Get Out

Le prix de la meilleure interprétation masculine : Daniel Kaluuya pour Get Out

Le prix de la meilleure interprétation féminine : Juliette Binoche pour Celle que vous croyez

Le prix de la bande originale : Michael Abels pour Get Out

Si Get Out a fait l’unanimité parmi les membres du jury, ils sont également revenus lors de la cérémonie sur les nombreux autres films qui les ont touchés : Les Invisibles, pour la mise en lumière d’une population oubliée, Mauvaises Herbes pour les trajectoires de vie de ses personnages – auxquels plusieurs membres du jury se sont identifiés, Hasta la vista pour ses personnages « enfermés dans leur propre corps » ou encore Celle que vous croyez pour l’influence des réseaux sociaux dans les relations interpersonnelles…

 

Comme l’a souligné K, membre du jury : « J’ai été amené pendant le festival à regarder des films auxquels je ne me serai pas intéressé quand j’étais dehors. J’ai été touché par ces films, c’est une découverte. »

 

Sabrina Ouazani, actrice et marraine du festival 2019, venue à la rencontre du jury en amont du festival et lors des délibérations, a souligné dans une vidéo diffusée lors de la cérémonie la qualité d’analyse et l’implication du jury 2019. Le jury a été marqué par l’énergie, l’enthousiasme dont elle a fait preuve lors de ces deux rencontres et évoquent un large sourire aux lèvres « le grand rire de Sabrina, qui résonne encore dans la salle polyculturelle de l’établissement ».

 

Fleury fait son cinéma – comme l’ensemble des actions culturelles menées en détention – est également l’opportunité d’impliquer la société civile dans le milieu carcéral et d’amener chacun à changer son regard sur la prison et les personnes détenues.

  • Communiqué de presse - Fleury fait son cinéma 6ème édition : le palmarès
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Crédits photo : © Aurélien Faidy / M6

La Fondation M6 soutient depuis 2 ans l’association RIF (Réseau des musiques actuelles en Ile-de-France) dans le cadre de deux ateliers radio à la maison d’arrêt de Nanterre. 

 

Cette année, pour la 1ère fois, un cycle d’initiation aux métiers techniques du son a été lancé : 36h de formation pour se familiariser avec les techniques de prise de son et de montage.

 

10 détenus ont découvert les différents postes et aspects techniques des métiers du son. L’objectif en fin de parcours : susciter des vocations pour peut-être intégrer une formation qualifiante à la sortie de détention.

 

Cédric Langlois, responsable de l’exploitation chez RTL s’est rendu en détention pour échanger avec eux. Il a pu évoquer son parcours professionnel puis a présenté les différents métiers de ceux qui œuvrent en coulisses pour rendre possible la diffusion d’une émission radio : du technicien chargé de réalisation au média manager.

Cette rencontre a également été l’occasion pour les stagiaires de confronter leurs pratiques à une approche professionnelle et acquérir un certain nombre de réflexes techniques.

 

Cédric Langlois, qui se rendait pour la première fois en détention, nous a confié avoir trouvé « des interlocuteurs investis et une curiosité dans les échanges »;

 

Un 2ème atelier plus éditorial a démarré en octobre avec un autre groupe, les enjeux :  comprendre le processus de construction d’une émission radio, définir un angle éditorial et se transformer en journaliste le temps d’une émission.

 

Le 9 décembre, les stagiaires des deux ateliers mettront en pratique les compétences acquises lors de l’enregistrement en prison d’une émission radio créée par eux pour les détenus de la prison.

Le 24 novembre dernier, deux jeunes accompagnés par l’association SPILE étaient sur la ligne de départ du cross Figaro – EY au profit du Téléthon. Avec eux pour parcourir les 10Km : la Fondation M6 et deux collaborateurs du Groupe, ainsi que des entreprises partenaires de l’association : Sodexo et Aquarelle.

 

Au-delà du défi relevé : 10 au départ / 10 à l’arrivée ; cette course a été l’occasion d’apprendre à se connaitre, d’éprouver ses limites physiques, de les dépasser collectivement dans la bonne humeur et de partager des valeurs communes : ne rien lâcher… ensemble… dans l’entraide et la convivialité.

 

Bravo à tous les runneurs !!

Le festival Fleury fait son cinéma a été officiellement lancé lundi 18 novembre à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis par Sabrina Ouazani, marraine de cette 6ème édition.

 

Un jury initié à l’analyse de film

La semaine précédente, les 13 membres du jury – personnes détenues et personnels pénitentiaires – s’étaient rencontrés pour la première fois, autour de Bertrand Neau, journaliste cinéma M6.

Animateur des journées d’initiation pour la troisième fois, celui-ci a ouvert la séance sur cette phrase : « J’espère que cette participation au festival vous apportera autant de choses que ça m’en apporte de venir vous rencontrer ».

Pendant 2 jours, les membres du jury ont découvert la fabrication de films, guidés par deux scénaristes et réalisateurs : Nathan Ambrosioni et François-Régis Jeanne. Ceux-ci, venus partager leur expérience, découvraient pour la première fois l’univers carcéral. “J’ai senti qu’on a tous appris, qu’on s’est tous apportés quelque chose” a résumé Nathan Ambrosioni, au sortir de la première journée passée avec le jury : “les membres du jury m’ont communiqué leur énergie“.

 

 

Le festival officiellement ouvert par Sabrina Ouazani

C’est donc avec un œil averti que le jury a apprécié le film d’ouverture du festival, Moonlight de Barry Jenkins, lundi 18 novembre à la maison d’arrêt des femmes de Fleury-Mérogis. Sabrina Ouazani, marraine 2019 du festival, a ouvert cette 6ème édition et partagé avec la cinquantaine de femmes détenues présentes son regard sur le thème du festival : Les différences. L’actrice, solaire, a répondu avec enthousiasme aux nombreuses questions du public : anecdotes sur son parcours dans le cinéma, choix des films dans lequel elle joue, rôles préférés, rapport aux scènes d’amour… Après une incontournable séance de photos, la marraine a échangé en petit comité avec le jury sur leur rôle dans l’analyse des films en compétition et les prix qu’ils auront à remettre, le lundi 2 décembre prochain.

 

Une programmation éclectique autour des différences 

Chaque après-midi de la semaine, cinquante personnes détenues de la maison d’arrêt des hommes ont assisté à chacune des projections. Celles-ci étaient suivies d’échanges tant sur les thématiques traitées dans les films que sur les enjeux cinématographiques des œuvres projetées :

– Mardi, le droit de chacun à vivre sa vie et s’accomplir malgré le handicap a occupé le débat mené par Patrick Zingile, danseur et comédien, lors de son intervention sur l’amour et la différence, suite à la projection d’Hasta la vista de Geoffrey Enthoven,

– Mercredi, Safy Nebbou a partagé son expérience de réalisateur sur le film Celle que vous croyez,

– Jeudi, en présence d’Eric Frey et Laetitia Grigy, comédiens dans Les invisibles de Louis-Julien Petit, le public s’est interrogé sur le rôle d’une œuvre de cinéma pour sensibiliser sur des causes de société telles que les femmes SDF…

– Enfin, vendredi, Fatima Elayoubi, auteur de “Prière à la lune” (2006) et “Enfin, je peux marcher seule” (2011), qui ont inspiré le film Fatima, s’est prêtée au jeu des questions-réponses sur la barrière de la langue à laquelle elle s’est confrontée lors de son arrivée en France : “il y avait une autre Fatima au fond de moi qui voulait participer au monde qui l’entourait“.

 

Les projections et débats se poursuivent jusqu’au 28 novembre. Le palmarès du festival sera révélé lundi 2 décembre par les membres du jury, lors d’une cérémonie rassemblant institutionnels, professionnels du cinéma et femmes détenues à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

En février dernier, l’association Sortir de Prison Intégrer l’Entreprise, lançait un appel à bénévoles au sein du Groupe M6. Neuf mois plus tard, 39 collaborateurs ont contribué au programme d’accompagnement vers l’emploi de personnes condamnées ou sortant de prison.

27 simulations d’entretiens menées depuis mars

 

L’association SPILE, soutenue par la Fondation M6, œuvre pour l’insertion socio-professionnelle d’anciens détenus et la lutte contre la récidive à travers trois axes : la mobilisation des entreprises, l’accompagnement individuel vers l’emploi de personnes ayant connu un épisode carcéral, et l’animation d’un réseau d’acteurs spécialisés dans la réinsertion des sortants de prison.

 

Le principe du programme de bénévolat : s’appuyer sur les compétences des collaborateurs du Groupe pour préparer des personnes condamnées ou sortant de  prison à leurs futurs entretiens d’embauche.

Afin de préparer leurs interventions, 39 collaborateurs bénévoles ont participé à l’une des sessions de sensibilisation animées par Héger Derrough, déléguée générale de l’association. Ainsi, depuis mars, 27 simulations d’entretiens ont eu lieu, permettant à 7 personnes en réinsertion de trouver un emploi ou une formation.

 

Les candidats à l’emploi en sortent plus confiants  

 

Pour Héger Derrough, le bénéfice de ce programme est partagé par tous les acteurs : « les candidats à l’emploi en sortent plus confiants, ces temps sont extrêmement utiles tant pour se réapproprier les codes de l’entreprise que de l’entretien ».

 

Bilan positif également du côté des collaborateurs et des collaboratrices : retrouvez le témoignage vidéo de deux d’entre elles, Claudia Baldassarre et Paulina de Brosses.

Retrouvez le témoignage vidéo de deux collaboratrices du Groupe M6

> Suivez toutes les actualités de l’association SPILE sur le profil Linkedin d’Héger Derrough.

Mercredi 27 novembre, la Fondation M6 organise, en partenariat avec la FARAPEJ* la projection du film Les drapeaux de papier, réalisé par Nathan Ambrosioni, suivie d’un débat autour des enjeux de réinsertion pour les personnes détenues.

Cet événement s’inscrit dans le cadre des Journées Nationales Prison, impulsées par le GNCP (Groupe National de Concertation Prison). Cette 26ème édition a pour thème : « Justice, prison : sortir du cercle vicieux ». La Fondation M6 réaffirme à travers cette projection sa volonté de contribuer à faire changer les regards sur les sortants de prison.

 

Chaque année, environ 80 000 personnes sortent de détention. La grande majorité d’entre eux sortent en « sortie sèche », c’est-à-dire sans avoir eu la possibilité de préparer leur réinsertion via par exemple une mesure d’aménagement de peine.

Les drapeaux de papier, réalisé par Nathan Ambrosioni et sorti en 2018, aborde les difficultés rencontrées par un homme de 30 ans à sa sortie de prison, après 12 ans passés derrière les barreaux. Il évoque avec sensibilité les enjeux d’une réinsertion sociale et professionnelle.

La projection sera suivie d’un échange – animé par Nathalie Renoux, journaliste et marraine de la Fondation M6 – lors duquel plusieurs intervenants viendront apporter leur témoignage : Nathan Ambrosioni, réalisateur du film, Bernard Petitgas, incarcéré pendant 12 ans, aujourd’hui sociologue spécialiste des questions en lien avec la détention, et Ronan Palaric, psychologue clinicien, docteur en psychologie au sein du service criminologie ARCA.

Ce ciné-débat se déroulera le mercredi 27 novembre à 18h30 dans les locaux du Groupe M6 à Neuilly-sur-Seine, sur inscription uniquement. Si vous souhaitez y participer, inscrivez-vous ici.

 

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*A propos de la FARAPEJ (Fédération des associations Réflexion-Action, Prison et Justice) :

Aider les personnes détenues et leurs proches à vivre ce moment difficile de leur existence, ainsi qu’à faire respecter leurs droits, limiter les effets déstructurants de la prison, réfléchir sur le sens de la sanction pénale, tels sont les objectifs des quelque soixantaine-dix associations réunies au sein de la FARAPEJ. Plus de 600 salariés et plus de 4500 bénévoles accompagnent les personnes détenues de la quasi totalité des prisons françaises, auprès des proches en attente de parloir, dans l’accompagnement et l’hébergement des sortants et dans le développement des sanctions appliquées dans la communauté.

 

Membres du GNCP :

ANVP – Aumôneries catholique, protestante et musulmane – La Cimade – Croix-Rouge Française – FARAPEJ – Fédération des Acteurs de la Solidarité – Genepi – Secours Catholique Caritas France – UFRAMA – Petits frères des Pauvres

Du lundi 18 novembre au lundi 2 décembre, la Fondation M6 organise, en partenariat avec les services pénitentiaires d’insertion et de probation de l’Essone et la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, la 6ème édition du festival Fleury fait son cinéma.

Cette année, le festival mettra à l’honneur « Les différences », sous le parrainage de l’actrice Sabrina Ouazani. Le lundi 18 novembre, le film Moonlight de Bary Jenkins sera présenté lors de la cérémonie d’ouverture. Puis pendant deux semaines, les séances auront lieu dans 3 bâtiments de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, permettant aussi bien à des hommes qu’à des femmes incarcéré(e)s de participer à l’événement.

 

Un jury doublement mixte

Six prix seront remis aux huit films en compétition le lundi 2 décembre, lors de la cérémonie de clôture. Ils récompenseront : le/la meilleur(e) film, interprétation féminine, interprétation masculine, bande originale, réalisation et scénario.

Pour décerner ces prix, un jury doublement mixte : des femmes, des hommes, parmi les personnes détenues, et parmi le personnel pénitentiaire de l’établissement, initiés en amont du festival à l’analyse de film. Ce sera pour tous l’occasion de se découvrir autrement, les rapports étant – à l’instar du thème choisi – différents de ceux existants dans le quotidien de la détention.

 

Le cinéma comme fenêtre d’ouverture sur le monde

L’objectif de ce festival : rassembler, malgré les différences. Rassembler des mondes qui ne se côtoient pas, pour favoriser les échanges et faire changer les regards. Ces deux semaines de compétition donnent la possibilité aux participants de faire évoluer leur esprit critique, d’apprendre de nouvelles choses sur le cinéma, mais aussi d’échanger, au-delà des films, sur des sujets de société variés.

En effet, chaque projection conduira à des débats consacrés aux thèmes abordés dans les œuvres grâce à la présence de membres de l’équipe des films (réalisateurs, acteurs, producteurs…) et de spécialistes du cinéma. Entre autres invités figureront Safy Nebbou, réalisateur de Celle que vous croyez, Fatima Elayoubi, auteur des livres qui ont inspiré Fatima, Jean-Louis Padis, directeur de photographie et spécialiste de l’animation…

Les huit films en compétition :

  • Celle que vous croyez de Safy Nebbou / 2019
  • Fatima de Philippe Faucon / 2016
  • Get out de Jordan Peele / 2017
  • Hasta la vista de Geoffrey Enthoven / 2012
  • Les invisibles de Louis-Julien Petit / 2019
  • L’île aux chiens de Wes Anderson / 2018
  • Mauvaises herbes de Kheiron / 2018
  • Tomboy de Céline Sciamma / 2011

La Fondation M6 tient à remercier les collaborateurs et collaboratrices du groupe M6 qui se sont impliqués pour organiser et faire vivre le festival.

À propos de la Fondation M6 :

Depuis 2010, la réinsertion des personnes détenues est au coeur des préoccupations de la Fondation M6. C’est un choix de mécénat guidé par la volonté du Groupe M6 de s’engager pour une cause peu soutenue mais répondant à un véritable enjeu sociétal : la récidive.

Ainsi, la Fondation soutient et met en place des projets autour de trois grands axes : l’accompagnement et le retour vers l’emploi, la lutte contre l’illettrisme et l’accès à l’éducation et la culture comme vecteur de resocialisation. En 9 ans, plus de 20 000 personnes détenues et leur famille qui ont bénéficié de nos actions.

 

À propos de l’Administration Pénitentiaire :

Les personnes détenues, bien que privées de liberté, font partie intégrante de notre société. Entretenir ce lien avec le monde extérieur, voire le renforcer, fait partie des missions de prévention de la récidive et de réinsertion confiées à l’administration pénitentiaire. La programmation d’actions culturelles en milieu carcéral revêt, de ce point de vue, une importance particulière au sens où l’art et la culture incitent à l’ouverture à soi-même et aux autres, créent des espaces de dialogue et enseignent à douter tout en donnant des clefs de compréhension du monde. Chaque année, partout en France, les services pénitentiaires d’insertion et de probation organisent de nombreux projets investissant une grande diversité de champs artistiques dans l’ensemble des établissements pénitentiaires, avec le concours de partenaires, qu’il s’agisse d’institutions culturelles, d’artistes ou d’associations. Tous contribuent à signifier aux personnes détenues que l’art les concerne, que les lieux de culture leur sont ouverts et que l’acte de création, peut rendre fierté, confiance et sentiment d’appartenance à une collectivité.

 

CONTACTS PRESSE

FONDATION M6 :  Emmanuelle Tanneau

emmanuelle.tanneau@m6.fr – 01 41 92 27 11

DIRECTION DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE – COMMUNICATION : Jocelyn Defawe

jocelyn.defawe@justice.gouv.fr  01 70 22 83 16

DIRECTION INTERREGIONALE DES SERVICES PENITENTIAIRES – COMMUNICATION : Marie Dormieu

marie.dormieu@justice.fr – 01 46 15 93 33

  • Communiqué de presse - 6ème édition du festival Fleury fait son cinéma
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Pour son premier engagement en faveur de l’environnement, la Fondation M6 lance son appel à projets « Impulse le changement » pensés et portés par des personnes détenues.

 

Pourquoi ?

En prison aussi, il est possible de contribuer à la préservation de l’environnement et d’impulser le changement.

 

L’idée ?

Permettre aux personnes détenues accompagnées par un référent de réfléchir à un projet environnemental en prison. Ce projet devra apporter des solutions concrètes à l’échelle de l’établissement pénitentiaire candidat et permettra de faire du temps d’incarcération un temps utile au service du collectif.

 

Qui peut répondre ?

Le projet doit être initié et porté par un groupe de personnes détenues incarcérées dans un établissement pénitentiaire de France métropolitaine ou d’Outre-mer, et encadré par un référent intervenant au sein de la prison (SPIP, enseignant, association, étudiant, surveillant pénitentiaire ou tout autre acteur…).

 

À LA CLÉ, UNE DOTATION ENTRE 5 000 ET 15 000 EUROS POUR LE PROJET LAURÉAT!

 

NB : Le financement ne pourra être versé qu’auprès d’un organisme à but non lucratif.

 

Comment postuler ?

  1. Préinscription auprès de la Fondation M6 en envoyant un email d’intérêt à participer à fondation@m6.fr
  2. Compléter la fiche de candidature téléchargeable ci-dessous
  3. Renvoyer la fiche de candidature et les documents annexes requis avant le 14 février 2020 à fondation@m6.fr

 

Vous trouverez l’ensemble des informations et des critères d’éligibilité dans les deux documents ci-dessous.

 

Pour toute question sur l’appel à projets “Impulse le changement”, contactez-nous à l’adresse email suivante : fondation@m6.fr.

  • Dossier de présentation – Appel à projets « Impulse le changement » 2020
    Publié le 06/11/2019 à 15:00
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  • Dossier de candidature - Appel à projets « Impulse le changement » 2020
    Publié le 06/11/2019 à 15:00
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« Les alternatives à l’incarcération : comment sortir de la culture de l’enfermement en France ? » : c’était le thème du débat organisé par la Fondation M6 le jeudi 10 octobre dernier dans les locaux du Groupe M6. La soirée a réuni une cinquantaine de partenaires associatifs, institutionnels, et issus du monde de l’entreprise, engagés pour l’insertion des personnes placées sous main de justice, ainsi que plusieurs collaborateurs du Groupe M6.

Au cours de la soirée animée par Nathalie Renoux, journaliste et marraine de la Fondation M6, quatre intervenants ont pu partager leur expérience : Suresh T., « compagnon » des Foyers Matter et employé de cuisine en restauration collective ; Angélique Heidsieck, vice-présidente du tribunal de grande instance de Versailles ; Cécile Dangles, vice-présidente chargée de l’application des peines au tribunal de grande instance de Lille ; et Marc Renart, vice-président des Foyers Matter (association qui accompagne des personnes condamnées en aménagement de peine).

L’objectif de la soirée, identifier les enjeux et éventuels freins des différents acteurs du parcours justice sur les alternatives à l’incarcération et répondre à cette question centrale : comment éviter le recours à la détention qui, dans bien des cas, reste la peine de référence? Pour rappel, au 1er juillet 2019, seules 22,5% des personnes écrouées étaient placées en aménagement de peine, alors même que la densité carcérale globale atteignait les 117,4% en moyenne et plus de 200% dans plusieurs maisons d’arrêt.

Pour Marc Renart, ancien chef d’entreprise, continuer à enfermer certaines personnes, notamment avant qu’elles ne soient jugées, relève d’un paradoxe : « Quand on sait qu’il y a 20 000 prévenus (en attente de jugement) et 10 000 personnes en surnombre par rapport au nombre de places en prison, on se rend compte qu’il y a un réel enjeu sur les alternatives, avant même le jugement. »

Angélique Heidsieck a souligné le rôle du législateur qui, depuis plusieurs années au travers des lois et réformes pour la justice, incite les juges à prononcer de plus en plus de sanctions alternatives à l’incarcération, même si l’évolution des pratiques des magistrats reste encore nécessaire afin d’y recourir plus systématiquement.

Les obstacles à la sortie de prison sont nombreux : logement, santé, emploi… L’insertion durable n’est possible qu’en travaillant tous ces enjeux. Pour Cécile Dangles, il est important de construire le projet « avec » les personnes suivies en leur faisant confiance, ainsi qu’en « utilisant les initiatives existantes » portées par différents acteurs de la société (associations, entreprises, collectivités…).

Suresh T., accompagné par les Foyers Matter depuis juillet dans le cadre d’un aménagement de peine, a tenu à souligner le rôle primordial des bénévoles dans son parcours : « En prison, on est regardés comme des criminels, alors qu’aux Foyers Matter, les accompagnateurs comme les bénévoles nous considèrent comme des personnes normales : ça change tout. ». C’est en effet l’un des points importants dans le travail de « réconciliation » des compagnons avec la société mené par l’association, confirme Marc Renart.

La rencontre s’est achevée sur des questions-réponses, émanant de partenaires associatifs et anciens détenus présents, autour des moyens à mettre en œuvre pour favoriser les alternatives et sur les avancées prévues par la nouvelle loi de programmation pour la justice… La question de l’opinion publique sur ces alternatives ayant été plusieurs fois abordée lors de l’échange, Isabelle Verrecchia, déléguée générale de la Fondation M6, a proposé que, lors de la prochaine soirée-débat, chacune des personnes présentes vienne accompagnée par une personne de son entourage étrangère à la question pénitentiaire, persuadée qu’une stratégie « de petits pas » peut porter ses fruits dans le travail de sensibilisation mené par les acteurs présents !

© J. Lemonnier / Fondation M6

Le 21 septembre 2019, le Groupe M6 a décidé de soutenir la Fondation pour la Recherche Médicale pour faire progresser la recherche et trouver un jour un traitement efficace pour lutter contre la maladie d’Alzheimer. 

 

Lors de cette journée, les différentes chaînes du groupe re-diffuseront symboliquement un souvenir inscrit dans la mémoire de leurs téléspectateurs : leur jingle publicitaire historique.
De plus, des présentateurs et journalistes expliqueront l’importance de soutenir la recherche et les raisons de ce changement de jingle publicitaire. Le but est de faire prendre conscience aux français épargnés par la maladie, de la chance qu’ils ont de pouvoir encore se souvenir. A l’occasion de cette campagne baptisée « Une Journée pour se souvenir » les marques et tous les médias seront invités à rejoindre la mobilisation.

 

Cette opération sera relayée sur les antennes RTL : 

  • RTL, Le Journal Inattendu par Vincent Parizot, le samedi 7 septembre à 12h30
  • RTL, On est fait pour s’entendre par Flavie Flament, le 18 septembre à 15h

 

Les dons collectés dans le cadre de cette campagne permettront de financer un appel à projets lancé par la FRM en 2019 en collaboration avec la Fondation Alzheimer. L’objectif est d’attirer de nouveaux acteurs dans ce domaine de recherche et d’encourager la recherche au croisement de disciplines différentes. Doté de 5 millions d’euros, il financera prioritairement des travaux innovants et interdisciplinaires destinés à comprendre les mécanismes de la maladie et susceptibles de déboucher sur un dépistage précoce et des traitements pour lutter contre la maladie d’Alzheimer.

Pour la 6ème édition des Journées Nationales d’Action contre l’Illettrisme, du 8 au 15 septembre 2019, plusieurs établissements de l’Administration pénitentiaire ont décidé de mettre en lumière leurs solutions contre l’illettrisme.

 

Rappelons que le ministère de la Justice est l’un des membres fondateurs du Groupement d’Intérêt Public ANLCI et que la prévention et la lutte contre l’illettrisme figurent parmi ses priorités.

 

Selon l’Administration pénitentiaire, sur les 79 785 personnes détenues au 1er janvier 2018, 96,3 % sont des hommes. De nombreux détenus ont suivi une scolarité chaotique. 76,2 % ne dépassent pas le niveau CAP. 22,7 % des personnes détenues entrantes ont des besoins importants dans le domaine de la maîtrise des savoirs de base, notamment dans la langue française.

 

« Le service public pénitentiaire assume une double mission : il participe à l’exécution des décisions et sentences pénales et au maintien de la sécurité publique, et il favorise la réinsertion sociale des personnes qui lui sont confiées par l’autorité judiciaire. »

 

L’Administration pénitentiaire prend en compte les difficultés de certains détenus avec les compétences de base et les prend en charge par le biais des cours donnés par des enseignants de l’Education nationale. Elle mobilise également pour cela des partenaires associatifs notamment sur le champ de l’action culturelle.

 

En 2019, l’Administration pénitentiaire, la Fondation du Groupe M6 et l’ANLCI se sont associées pour mettre à disposition des intervenants un guide pratique « Comment animer un atelier d’écriture en milieu carcéral ».

 

Le guide a été diffusé pour faciliter le déploiement du concours d’écriture Au-delà des lignes co-organisé par la Fondation M6 qui a concerné plus de 50 établissements et 450 détenus en 2019.

 

> Découvrir le guide pratique « Comment animer un atelier d’écriture en milieu carcéral »

> Découvrir le programme des Journées nationales d’action contre l’illettrisme

 

 

 

Le Kit Plio revient !

 

Le Groupe M6 se mobilise pour l’opération de rentrée Kit Plio. Un achat pratique et solidaire au profit de Handicap International. 

En 2019, le Kit Plio revient une nouvelle fois pour la rentrée scolaire, accompagné par Shaun le Mouton. Pratiques, malins et solidaires, ces protèges-livres prêts à l’emploi sont les alliés des parents et des enfants pour une rentrée réussie.

Vendu par Handicap International, il permet de financer les projets de l’association sur le terrain.

Où le trouver ? : Dans les grandes surfaces alimentaires, grands magasins, librairies, papeteries et sur le site handicap-international.fr

 

Handicap International est une association reconnue d’utilité publique, cofondatrice de la Campagne internationale pour interdire les mines, co-lauréate du prix Nobel de la paix en 1997.

http://www.handicap-international.fr/

La Fondation M6 soutient depuis le début d’année la Cravate Solidaire de Lille : luttant contre les discriminations et injustices sociales notamment dans l’insertion professionnelle, la Cravate Solidaire a notamment développé des ateliers de préparation à l’entretien d’embauche, qui s’adressent aux demandeurs d’emploi les plus éloignés du milieu du travail. Ces ateliers sont animés par des professionnels des ressources humaines et de l’image.

Le projet “Coup de pouce à nouveau départ” a été retenu par la Fondation M6 pour un soutien en 2019 sur le volet “Retour à l’emploi des personnes détenues“. Une quarantaine de personnes sous main de justice bénéficieront ainsi tout au long de l’année d’un atelier de préparation à l’entretien, en 3 parties :

  • Choix d’une tenue professionnelle sur les conseils de professionnels de l’image
  • Simulation d’entretien d’embauche par des professionnels du recrutement, puis débriefing permettant aux recruteurs professionnels de prodiguer des conseils sur le fond et la forme de l’entretien
  • Shooting photo permettant de travailler sur l’image et l’estime de soi, et de disposer d’une photographie professionnelle pour le CV

 

Une action pragmatique et efficace pour booster les candidats dans leur préparation aux entretiens de recrutement !

Le 26 juin dernier, les équipes lilloises du Groupe M6 étaient réunies autour des équipes de la Cravate Solidaire pour échanger autour de la question de la réinsertion des personnes sous main de justice. Ce moment convivial s’est poursuivi par une collecte de vêtements et accessoires au profit de l’association : 79 kg de tenues professionnelles ont ainsi été collectées, permettant de doter 20 candidats d’une tenue adaptée à leurs futurs entretiens !

 

> En savoir plus sur la Cravate Solidaire de Lille

Crédits photos © Cravate Solidaire

La Fondation du Groupe M6 a le plaisir d’annoncer le lancement de 100 bourses pour des permis de conduire afin de répondre aux enjeux de mobilité et d’emploi des personnes ayant connu un épisode carcéral.

Pour faciliter l’accès à l’emploi ou aux formations des personnes sorties de prison, la Fondation du Groupe M6 facilite la réinsertion professionnelle en prenant la mobilité comme point d’entrée.

L’aide financière attribuée (1000 euros maximum) doit permettre de lever le frein à la reprise d’une activité professionnelle ou formation lorsque la personne n’est pas titulaire du permis de conduire.

 

Qui peut répondre ?
Les organismes à but non lucratif et SPIP accompagnant des personnes à leurs sorties de prison et/ou pendant l’exécution de leurs peines alternatives ou de mesures de justice.
Pour être éligible, la demande d’aide auprès de la Fondation M6 doit concerner un minimum de 3 bénéficiaires répondant aux critères indiqués dans la fiche de candidature.

 

Comment postuler ?
Compléter la fiche de candidature téléchargeable ci-dessous.
Renvoyer la fiche de candidature et les documents annexes requis à fondation@m6.fr

Vous trouverez les critères d’éligibilité ainsi que les étapes à suivre en téléchargeant la fiche d’inscription ci-dessous.

 

  • Critères d'éligilbilité et fiche de candidature - 100 bourses pour le permis de conduire 2019
    Publié le 19/07/2019 à 00:00
    125,50 KB

Retour en images sur un moment clé du concours d’écriture Au-delà des lignes : les délibérations des 8 jurys régionaux et du jury national… Du 6 mai au 3 juin 2019, chacun des 55 membres du jury se sont réunis à Lille, Lyon, Bordeaux, Rennes, Dijon, Strasbourg ou Neuilly-sur-Seine afin de partager leurs ressentis sur leurs lectures des textes participants au concours.

 

Après sélection des 176 textes finalistes par les jurys régionaux, le jury national a quant à lui distingué les 20 lauréats de cette 4ème édition 2019. Ces délibérations font chaque année l’objet de débats animés : pour partager cet intense moment aux participants, nous avons glissé une caméra lors de certains de ces échanges.

 

Le film qui en ressort a été diffusé lors des remises des prix du concours (le 25 juin au Centre Pénitentiaire d’Orléans-Saran et le 3 juillet à la Direction de l’Administration pénitentiaire) et envoyé à tous les enseignants afin d’être partagé aux participants.

 

Vous y découvrirez quelques-uns des visages des membres du jury ; plus largement, c’est l’implication de chacun d’entre eux que nous souhaitons saluer : auteurs, journalistes, directeurs interrégionaux, inspecteurs de l’Education nationale… ils ont, cette année encore, donné de leur temps pour aller à la rencontre et conseiller les participants, pour lire et défendre leurs textes avec ferveur, attention et bienveillance. Nombre d’entre eux – qui ont entre-aperçu la réalité carcérale pour la 1ère fois avec le concours – nous ont confié ressortir de ces échanges avec un autre regard sur la prison et les personnes détenues

 

Au-delà des lignes : les délibérations !

En 2019, le concours Au-delà des lignes a eu la chance de s’appuyer sur un jury composé de :

Valérie Decroix, Claire Lefebvre, Michel Quint, Christine Salvary, Franck Thilliez, Sophie Adriansen, Loïc Ben-Ghaffar, Angélique Cléret, Jean Devries, Jacques Expert, Gaëlle Pingault, Jérôme Soligny, Julie Ewa, Nicole Forget, Eric Genetet, Hubert Moreau, Joël Baqué, Jacques-Olivier Bosco, Lenka Hornakova-Civade, Laurence Roche Thevenet, Stéphane Scotto, Sylvie Charbonnel, Laura El Makki, Anne-Sophie Monglon, Plana Radenovic, Laurent Ridel, Marie-Chantal Bernard Francillette, Cathy Galliègue, Muriel Guégan, Pascale Lavenaire, Sylvia Pierre, Baptiste Beaulieu, Sandrine Fradin, Rudi Molleman, Alain Pompigne, Barbara Constantine, Anne Delaflotte Mehdevi, Willy Graff, Sylvie Salles, Pascal Vion, Amin Mbarki, Maxime Chattam, Louise Colcombet, Jonathan Curiel, Elsa Guiol, Zair Kedadouche, Bernard Lehut, Alexis Michalik, Eric Naulleau, Eric Nédélec, Nathalie Renoux, Rachid Santaki, Albert Menelik Tjamag, Valérie Tong Cuong, Ludovic-Hermann Wanda.

Un sincère merci à eux !

Cinq des vingt lauréats 2019 avaient déjà été récompensés la semaine dernière au Centre Pénitentiaire d’Orléans-Saran (+ d’infos). Mercredi 3 juillet, s’est tenue la 2nde remise des prix du concours Au-delà des lignes au sein des locaux de l’Administration Pénitentiaire, en présence de 3 lauréats, et d’un public nombreux – plus d’une centaine de personnes – composé d’enseignants, personnels pénitentiaires, membres du jury et partenaires…

En ouverture de la cérémonie, Stéphane Bredin, Directeur de l’Administration Pénitentiaire s’est félicité de l’ampleur du concours cette année, avec plus de 450 personnes détenues participantes dans 53 établissements. Un important changement d’échelle (pour mémoire l’édition 2018 avait réuni 26 établissements et 207 participants) rendu possible grâce à l’efficacité du travail partenarial mise en œuvre entre la Fondation M6, l’Administration Pénitentiaire et l’Education nationale a tenu à souligner Eric d’Hotelans, Président de la Fondation du Groupe M6. Juliette Da Costa Moreira, Adjoint au chef de bureau de l’école inclusive (Education nationale) a rappelé que la lutte contre l’illettrisme est une priorité pour les enseignants, et tout particulièrement dans le milieu carcéral, où l’acquisition de l’écrit est un élément essentiel dans le parcours d’insertion. Madeleine Mathieu, Directrice de la Protection judiciaire de la jeunesse (6% des participants au concours étaient mineurs) a quant à elle loué cette initiative et la puissance des textes des participants : « ils ont forcé l’admiration de tous, en démontrant par leur texte leur capacité à aller à leur propre rencontre et à s’ouvrir vers un avenir positif ».

 

Chacun des lauréats présents – Bashkim, Antony, Bouchra – sont tour à tour montés sur scène accompagnés de leur enseignant et d’un membre du jury, afin de recevoir leur prix, des bons d’achats pour des enseignes culturelles, qui leur permettront de poursuivre leur plongée dans le monde de la lecture et l’écriture.

 

Les lauréats qui n’ont pu se déplacer sur l’une des cérémonies seront distingués et récompensés au sein même de leurs établissements. Ils ont toutefois été mis à l’honneur : leurs prix ont été remis à leurs enseignants et leurs textes mis en voix par Ménélik (membre du jury) et des collaborateurs de l’Administration Pénitentiaire et du Groupe M6, accompagnés de deux musiciennes de l’Orchestre de Chambre de Paris.

Près d’une vingtaine de membres du jury avaient répondu présents pour venir récompenser les lauréats : Sophie Adriansen (Autrice), Angélique Cléret (Journaliste Ouest-France), Louise Colcombet (Journaliste Le Parisien), Jonathan Curiel (Directeur général adjoint des programmes M6, auteur), Eric Genetet (Romancier), Lenka Hornakova-Civade (Peintre et écrivain), Bernard Lehut (Journaliste littéraire RTL), Anne Delaflotte Mehdevi (Auteure), Menelik (Scénariste, réalisateur, producteur), Anne-Sophie Monglon (Auteur), Hubert Moreau (Directeur interrégional des services pénitentiaires de Strasbourg), Gaëlle Pingault (Auteur et orthophoniste), Nathalie Renoux (Journaliste M6 et marraine de la Fondation M6), Laurent Ridel (Directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris), Rachid Santaki (Auteur), Valérie Tong Cuong (Écrivain), Ludovic-Hermann Wanda (Écrivain et formateur en maîtrise du verbe)… (cf. photo ci-dessous)

 

La Fondation remercie chaleureusement les participants, leurs enseignants, les personnels de l’administration pénitentiaire qui ont rendu ce concours et ces remises des prix possibles, ainsi que les 55 membres du jury 2019 ! Eric d’Hotelans a d’ores et déjà donné rendez-vous aux enseignants et membres du jury pour l’année prochaine !

 

Chaque participant a reçu le recueil de cette édition 2019, dans lequel l’ensemble des textes est publié.

Les 20 lauréats 2019 du concours Au-delà des lignes

CATEGORIE DÉBUTANTS > DÉCOUVRIR LES TEXTES LAURÉATS

Lauréats mineurs :
1er prix – Djamal pour « Rencontre-moi si tu peux »
2ème prix – Antonio pour « Détention »
3ème prix – Maïwenn pour « J’ai rencontré le Triskel »

Lauréats majeurs :
1er prix – Bashkim pour « Kosovo »
2ème prix – Vernon pour « Une rencontre surprise »
3ème prix – Ardjian pour « Une rencontre »

 

CATEGORIE INTERMÉDIAIRES > DÉCOUVRIR LES TEXTES LAURÉATS

Lauréats mineurs :
1er prix – Saif pour « L’île perdue »
2ème prix – Ibrahim pour « Le 1er mot »
3ème prix – Rédouane pour « Road Trip »

Lauréats majeurs :
1er prix – Daniel pour « J’ai été content de… »
2ème prix – Michel pour « Rencontre éphémère et naturelle »
3ème prix ex aequo – David pour « L’arlésienne »
3ème prix ex aequo – Eduardo pour « Les 7 portes »

 

CATEGORIE CONFIRMÉS > DÉCOUVRIR LES TEXTES LAURÉATS

Lauréats mineurs :
1er prix – Bouchra pour « Les malheurs de la misère »
2ème prix – Antony pour « Sans titre »
3ème prix – Alpha pour « Sans titre »

Lauréats majeurs :
1er prix – Aurélien pour « Le petit vieux »
2ème prix – Daniel pour « La dernière rencontre »
3ème prix ex-aequo – Tristan pour « J’ai rencontré le diable »
3ème prix ex-aequo – Faouzi pour « Sans titre »

Découvez les textes des lauréats récompensés lors de la cérémonie du 3 juillet

  • Découvrir les textes lauréats - Catégorie Débutants
    Publié le 04/07/2019 à 00:00
    946,24 KB
  • Découvrir les textes lauréats - Catégorie Intermediaires
    Publié le 04/07/2019 à 00:00
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  • Découvrir les textes lauréats - Catégorie Confirmés
    Publié le 04/07/2019 à 00:00
    1,94 MB
Crédit photos : © Aurélien Faidy / M6

Mardi 25 juin s’est tenue au Centre Pénitentiaire d’Orléans-Saran la remise des prix de la 4ème édition d’Au-delà des lignes. Le concours d’écriture, mené par la Fondation M6 et l’Education Nationale en partenariat avec l’Administration Pénitentiaire a réuni 53 établissements pénitentiaires pour cette 1ère édition nationale.

Le concours Au-delà des lignes a pour ambition de lutter contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture*, enjeu majeur pour lutter contre la récidive tel qu’il l’a été souligné lors de la cérémonie, la maitrise de la langue française étant « le 1er outil de réinsertion des personnes sous main de justice. »

 

454 femmes, hommes et mineurs incarcérés ont pris la plume en 2019 autour du thème « Une rencontre », accompagnés par plus d’une soixantaine d’enseignants de l’Education Nationale lors d’ateliers d’écriture. Tous ont partagé un moment d’échange autour du plaisir des mots avec l’un des 55 membres du jury venus à leur rencontre entre les murs, entre janvier et avril dernier.

 

Chaque participant a reçu le recueil de cette édition 2019, dans lequel l’ensemble des textes est publié.

Extraits de leurs prisons pour l’occasion, accompagnés par leurs surveillants et/ou leurs enseignants, cinq des vingt lauréats 2019 ont été mis à l’honneur lors de cette cérémonie.

 

Sous l’impulsion de la Direction interrégionale, de l’établissement, de la direction du service pénitentiaire d’insertion et de probation, et du centre scolaire, la cérémonie a réuni près de 80 invités dans le gymnase de l’établissement : lauréats, participants au concours au sein du Centre pénitentiaire, enseignants ayant participé avec leurs élèves, personnels du surveillance et d’insertion et de probation…

 

Plusieurs membres du jury Au-delà des lignes étaient également présents : Amin MBarki (Chef de bureau des politiques sociales, d’insertion et d’accès aux droits des PPSMJ, Ministère de la Justice), Barbara Constantine (Autrice), Eric Nédélec (directeur adjoint de l’Anlci), Plana Radenovic (Journaliste de Journal du dimanche), Nathalie Renoux (Journaliste M6 et marraine de la Fondation M6), Rachid Santaki (Auteur), Pascal Vion (Directeur interrégional des services pénitentiaires de Dijon)…

Les lauréats présents, Ardjian, Vernon, David, Michel et Daniel, accompagnés sur scène par leurs enseignants ont chacun reçu, outre les félicitations du jury, des bons d’achats pour des enseignes culturelles. Chacun d’entre eux a pu revenir sur la genèse de son texte et son rapport aux mots. Les textes des lauréats ont été lus avec beaucoup d’engagement par 5 élèves du centre scolaire du centre pénitentiaire tout au long de la cérémonie. Quelques heures durant, tous ont ainsi partagé un moment de joie et de fierté.

 

Une deuxième cérémonie aura lieu le mercredi 3 juillet à la Direction de l’Administration pénitentiaire à Paris, qui accueillera cinq autres lauréats. Ceux qui n’auront pu se déplacer sur l’une des cérémonies seront distingués et récompensés au sein même de leurs établissements dans les jours qui arrivent. L’ensemble des textes lauréats sera publié sur ce site à compter du 4 juillet 2019.

 

Découvrez ci-dessous les textes d’Ardjian, Vernon, David, Michel et Daniel, récompensés le 25 juin dernier dans les catégories débutants, intermédiaires et confirmés…

* 20,2% des personnes détenues échouent au bilan de lecture proposé à l’entrée en détention (9,6% sont en situation d’illettrisme au regard du test)

 

Depuis 2007, le Groupe M6 se mobilise en faveur du handicap et s’engage à améliorer ses espaces de travail, former à la diversité et au handicap afin de lutter contre les stéréotypes.

Au-delà de ces engagements, le Groupe M6 participera cette année au « DuoDay » le jeudi 16 mai 2019.

Sous l’impulsion de Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées, cette opération permettra la formation de duos entre des personnes en situation de handicap et des collaborateurs du Groupe M6.

Les antennes et les radios mobilisées :

– Sur M6

  • Préparation et présentation de la rubrique « Expliquez-nous » du 1945 en binôme avec Xavier de Moulins

– Sur RTL

  • Préparation et présentation de la « Revue de presse » avec Amandine Bégot
  • Intervention en tant que Polémiste dans « On Refait le Monde » avec Marc-Olivier Fogiel
  • Co-animation de l’émission « On est fait pour s’entendre » avec Flavie Flament

– Sur Fun Radio

  • Animation de la tranche 9h-12h avec l’animateur Fred
  • Co-animation de l’émission « Le Night-Show » avec l’équipe de Marion et AnneSo

– Sur RTL2

  • Participation à la matinale « Le Double Expresso RTL2 » avec Grégory Ascher et Justine Salmon

– Formation de binôme avec une dizaine de collaborateurs du Groupe M6 pour leur faire découvrir l’univers de la production, de la communication, de la publicité, des ressources humaines et de la Fondation M6.

– Mobilisation du Président du Directoire Nicolas de Tavernost qui formera un binôme durant l’après-midi du 16 mai.

Quelle place pour les mots en prison ?”, voici le thème retenu pour la soirée-débat organisée jeudi 11 avril dernier par la Fondation M6. Celle-ci a accueilli une soixantaine de partenaires – issus de l’Administration pénitentiaire, d’associations investies en prison, fondations ou encore d’entreprises et de collaborateurs du Groupe M6, autour de photographies de l’exposition « Prisons » de Grégoire Korganow.

Animé par Nathalie Renoux, présentatrice M6 et marraine de la Fondation M6, le débat a réuni Héloïse Adam, responsable locale d’enseignement (Education nationale) à la maison d’arrêt des femmes de Versailles, Alain Faure, coordinateur de Citad’elles (magazine féminin réalisé entre les murs par des femmes longues peines à Rennes), Thérèse Mérel, rédactrice au sein de ce magazine de 2014 à 2016, et Loïc Ben-Ghaffar-Dumortier, chef du département des politiques d’insertion de probation et de prévention de la récidive à la direction interrégionale de l’Administration Pénitentiaire à Rennes.

 

Avec 1 détenu sur 3 en grande difficulté de lecture, l’acquisition des savoirs de base pendant le temps de détention constitue un fort enjeu pour l’insertion future des personnes détenues. Comme l’indique Loïc Ben-Ghaffar-Dumortier « outre la nécessité de l’écrit dans le quotidien d’un épisode carcéral, la lecture et l’écriture c’est le socle d’un parcours d’insertion ». Ce dernier souligne l’importance du partenariat pour l’Administration pénitentiaire sur ce thème : Education nationale, fondations et acteurs associatifs… autant d’actions mises en place autour de la lecture et l’écriture qui contribuent à réconcilier avec les mots et ramener progressivement vers l’enseignement classique.

 

L’apprentissage de la lecture et de l’écriture sont ainsi les premiers objectifs poursuivis par l’Education Nationale en détention, comme l’explique Héloïse Adam : « Travailler sur les mots c’est mettre des mots sur ce qu’on vit. ». Et en cette matière, tous les moyens sont bons : parfois le lien familial amène à la lecture comme dans ce projet d’atelier lecture et parentalité mené actuellement à la maison d’arrêt de Versailles, où des femmes détenues enregistrent des histoires du soir pour leurs enfants. La lecture devient alors un lien précieux.

Côté magazine Citad’elles, « on utilise tous les formats d’écriture en journalisme » comme l’explique Alain Faure. « Les rédactrices démarrent en binôme et sur des articles très courts. Petit à petit, elles prennent confiance en elles et passent a des articles plus longs et fouillés. ».
Sur la question du rapport aux mots dans le contexte si particulier de la détention, chacun a partagé son expérience et celle de Thérèse Mérel, qui s’est investi dans le magazine Citad’elles lors de sa détention à Rennes, a particulièrement touché les invités : “Citad’elles m’a permis de comprendre que j’existais. Que je n’étais pas nulle comme on me le disait dans l’enfance. L’écriture m’a permis de me réconcilier avec moi-même. ».

 

La rencontre s’est achevée par la diffusion en avant-première la bande-annonce du film de Grégoire Korganow « Mon rêve familier ». Grégoire Korganow a demandé à des personnes incarcérées de raconter leurs rêves à l’écrit. Il a reçu plus de 130 lettres, qu’il a fait lire à haute voix, face caméra, par des anonymes non-détenus. Il décrit le film qui en résulte comme une « tentative de lien » entre l’intérieur et l’extérieur…

© E.Tanneau / Fondation M6

La Fondation M6 et l’ANLCI (Agence Nationale de Lutte Contre l’Illettrisme) ont le plaisir d’annoncer la parution du recueil “Comment animer un atelier d’écriture en milieu carcéral ?”, disponible gratuitement sur www.illettrisme-solutions.fr.

 

Pour lutter contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture, la Fondation M6, l’Education Nationale et l’Administration pénitentiaire portent le concours d’écriture national Au‐delà des lignes, en partenariat avec l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme, depuis 2016.

 

Afin d’outiller les acteurs qui interviennent en prison au cours d’ateliers d’écriture, porter des éclairages sur les moyens de les animer dans ce contexte spécifique, la Fondation M6 et l’ANLCI ont souhaité prolonger leur partenariat, à travers ce recueil de pratiques.

 

Il est conçu comme un guide qui permettra à celles et ceux qui veulent animer un atelier d’écriture de trouver des repères pour agir et faire naître le plaisir d’écrire notamment chez les personnes détenues.

 

Rédigé par une experte missionné par l’ANLCI, Catherine Tabaraud, il a été réalisé grâce aux enseignants qui ont témoigné de leurs pratiques : merci à eux !

 

> Ce recueil est disponible sur le site www.illettrisme-solutions.fr auprès de l’ANLCI et en téléchargement ci-dessous.

> Plus d’infos sur le concours d’écriture Au-delà des lignes

 

 

 

  • Recueil de pratiques "Comment animer un atelier d’écriture en milieu carcéral ?"
    Publié le 27/03/2019 à 00:00
    2,70 MB

 

LE GROUPE M6 SE MOBILISE AUX CÔTÉS DU SIDACTION POUR SES 25 ANS

Cette année encore, M6 participera à l’élan de solidarité nationale en faveur du Sidaction.

Du 4 au 7 avril, le Groupe ouvrira son antenne au Sidaction pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès à l’information concernant la recherche, la prévention, l’accès aux soins, la vie avec le VIH.

Une émission exceptionnelle le Vendredi 5 avril

25 ans après le premier Sidaction, le 7 avril 1994, les chaînes historiques partenaires du Sidaction dont M6 vous donnent rendez-vous pour un programme exclusif le vendredi 5 avril à 21h.

A l’instar du programme de télévision, des radios emblématiques dont RTL diffuseront elles aussi un programme spécifique commun pour soutenir le Sidaction le 5 avril à 21h.
Il y a 25 ans, toutes les chaînes avaient mobilisé leurs équipes autour de Line Renaud et Pierre Bergé, pour mettre la lumière sur le VIH/sida et appeler à la générosité du grand public. En 2019, l’urgence est toujours là et le virus continue de faire des ravages.

C’est pourquoi, 25 années après, jour pour jour, les médias participants ont décidé de s’unir de nouveau et de diffuser exceptionnellement les mêmes programmes.

Une implication totale tout au long du week-end

Comme lors des années précédentes, le Groupe M6 utilisera la puissance de toutes ses antennes pour décliner les messages-clés de la campagne de sensibilisation.
Nos animateurs porteront le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida.

L’appel à don sera largement relayé et le spot de la campagne sera diffusé sur nos antennes TV (M6, W9, 6ter, Paris Première, téva, sérieclub, M6 Music) et nos stations de radio (RTL, RTL2 et Fun Radio) à partir du 1er avril et pendant les 3 jours de l’opération.
Les voix et les visages du Groupe pour cette édition seront : Ophélie Meunier, Cristina Cordula, Eric Antoine, Nathalie Renoux pour M6 ; Jérôme Anthony pour W9 ; Elodie Gossuin pour 6ter ; Elisabeth Martichoux et Marc-Olivier Fogiel pour RTL.

Pour alerter sur la gravité de la situation. Pour redoubler d’efforts.  Pour continuer à informer et sensibiliser. Pour rappeler que nous ne pouvons pas baisser la garde. Pour rappeler que le virus du sida est toujours là.

Faire un don à Sidaction

Par téléphone au 110

En ligne sur www.sidaction.org

Par SMS au 92 110

La Fondation M6 a fait de la réinsertion des personnes détenues son axe de travail depuis sa création il y a 9 ans. Parmi les 70 059 personnes détenues au 1er janvier 2019, 2 534 sont des femmes. Leur présence minoritaire – 3,6% de la population carcérale – engendre des difficultés pendant l’incarcération, qui compliquent leur réinsertion.

Partager autour de la place des femmes et la représentation des femmes détenues dans les médias

 

A l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes, la Fondation M6 a organisé une rencontre entre 8 femmes incarcérées à la Maison d’Arrêt des Femmes de Versailles et 3 journalistes, Marie-Bénédicte Allaire (RTL), Adrien Cadorel (M6) et Plana Radenovic (Journal du Dimanche).

 

Plusieurs de ces 8 femmes sont les rédactrices de « Mafette, la Gazette des femmes (presque libérées) », journal de détention porté par le centre scolaire de l’établissement pénitentiaire.

 

L’objectif de cet échange était de partager autour de la place des femmes et la représentation des femmes détenues dans les médias. Nombre d’autres thèmes, parmi lesquels le rôle des médias, le rapport de chacun à l’information, le droit à l’oubli, ont également été abordés, amenant les uns et les autres à confronter leurs visions du journalisme et leurs usages de l’information.

 

Découvrez l’échange en vidéo…

L’incarcération des femmes en chiffres*

> Les femmes représentent 3,6% de la population carcérale. La France compte 2 534 femmes incarcérées au 1er janvier 2019 : il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 10 ans

> Les femmes représentent 6,4% des personnes sous main de justice suivies en milieu ouvert

> 2 établissements pénitentiaires sont entièrement réservés aux femmes en France (sur 188 établissements) : centre pénitentiaire de Rennes et maison d’arrêt de Versailles

> 55 établissements pénitentiaires les accueillent au sein de quartiers spécifiques, dont 3 établissements pour mineurs et 10 centres de semi-liberté

> 13 établissements pour peine peuvent recevoir des femmes condamnées à de longues peines : 6 dans la moitié nord de la France (Bapaume, Joux-la-Ville, Poitiers, Réau, Rennes, Roanne), 1 au sud (Marseille) et 6 en Outre-Mer (Baie-Mahault, Ducos, Faa’a Nuutania, Nouméa, Rémire, Saint-Denis de La Réunion). L’incarcération dans des établissements éloignés de leurs proches complexifie le maintien des liens familiaux et sociaux et la réinsertion.

 

* Statistique mensuelle des personnes écrouées et détenues en France situation au 1er janvier 2019 – http://www.justice.gouv.fr/art_pix/mensuelle_janvier_2019.pdf

La Fondation M6 et l’Education Nationale lancent pour la 4ème année consécutive le concours d’écriture « Au-delà des lignes » en partenariat avec l’Administration Pénitentiaire. Ce concours national se déroulera dans 56 établissements pénitentiaires sur l’ensemble du territoire français, y compris en Outre-mer.

Lutter contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture
Avec 20,2% des personnes détenues échouant au bilan de lecture proposé à l’entrée en détention (9,6% en situation d’illettrisme au regard du test), la mobilisation autour de l’illettrisme est un enjeu majeur contre la récidive.

 

Retrouver le plaisir des mots avec des romanciers, auteurs, journalistes
Plus de 600 femmes, hommes et mineurs prendront la plume autour du thème « Une rencontre » (vs 207 personnes en 2018). Ils seront accompagnés par plus de 60 enseignants de l’Education Nationale au cours d’ateliers d’écriture se déroulant jusqu’à mi-avril 2019.

 

Le concours vise à replacer le plaisir au cœur de la lecture et de l’écriture. Dans chaque établissement, un auteur, scénariste ou journaliste (membre du jury d’Au-delà des lignes) viendra à la rencontre des participants afin de partager autour des mots et désacraliser l’écriture.

La sélection des lauréats se fait en deux étapes :
– Des jurys régionaux présélectionneront des finalistes sur chaque territoire,
– Un jury national désignera parmi les finalistes les lauréats de l’édition 2019.

 

Les prix seront décernés lors d’une cérémonie qui se tiendra le 25 juin prochain dans l’un des établissements pénitentiaires participant. Les lauréats sont récompensés dans chacune des catégories « Débutants », « Intermédiaires » et « Confirmés ».

Les membres des jurys 2019
Outre les représentants de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Nationale, les jurys régionaux et national seront composés d’auteurs, scénaristes, journalistes, parmi lesquels :
• Sophie Adriansen, autrice
• Baptiste Beaulieu, romancier
• Maxime Chattam, romancier
• Louise Colcombet, journaliste Le Parisien
• Cathy Galliègue, auteur
• Elsa Guiol, journaliste Marie Claire
• Alexis Michalik, auteur
• Nathalie Renoux, journaliste M6 et marraine de la Fondation M6
• Rachid Santaki, romancier, scénariste
• Franck Thilliez, romancier
• Valérie Tong Cuong, écrivaine
• Ludovic-Herman Wanda, auteur

> Découvrir l’ensemble des membres du jury
> Consulter la liste des 56 établissements participants

Découvrir le concours Au-delà des lignes en images

  • Communiqué de presse Au-delà des lignes 2019
    Publié le 04/02/2019 à 00:00
    366,21 KB
  • Affiche Au-delà des lignes 2019
    Publié le 04/02/2019 à 00:00
    492,10 KB
  • Membres des jurys - Au-delà des lignes 2019
    Publié le 04/02/2019 à 00:00
    3,78 MB
  • Liste des établissements pénitentiaires participant - Au-delà des lignes 2019
    Publié le 04/02/2019 à 00:00
    3,87 MB

 

À propos de la Fondation M6
Depuis 2010, la réinsertion des personnes détenues est au cœur des préoccupations de la Fondation M6. C’est un choix de mécénat guidé par la volonté du Groupe M6 de s’engager pour une cause peu soutenue mais répondant à un véritable enjeu sociétal : la récidive. Ainsi, la Fondation soutient et met en place des projets autour de trois grands axes : l’accompagnement et le retour vers l’emploi, la lutte contre l’illettrisme et l’accès à l’éducation et la culture comme vecteur de resocialisation. En 9 ans, plus de 20 000 personnes détenues et leur famille qui ont bénéficié de nos actions. Plus d’infos.

 

À propos de l’enseignement en milieu pénitentiaire
L’éducation est un droit fondamental et universel. Toutes les personnes détenues doivent avoir accès à une éducation de qualité au sein des établissements pénitentiaires, service public assuré par l’Éducation nationale. L’acquisition de connaissances et de compétences, la préparation des diplômes, du certificat de formation générale à des diplômes universitaires vont permettre aux personnes détenues de mieux s’insérer à la vie sociale et professionnelle.
Les mineurs et les personnes détenues ne maîtrisant pas les savoirs de base bénéficient, en priorité, de cet enseignement. Pour les personnes illettrées, il s’agit de développer tout type de pédagogie et d’action permettant de sortir de cette situation. Le concours d’écriture “Au-delà des lignes”, organisé par la Fondation M6, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’Administration pénitentiaire, est l’une des actions proposées en établissements.

 

À propos de l’Administration Pénitentiaire
Les actions culturelles en milieu pénitentiaire, comme dans le cadre du concours d’écriture “Au-delà des lignes”, sont organisées par les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP), en lien avec les chefs d’établissement pénitentiaire. Chaque année, et dans l’ensemble des établissements français, ils investissent une grande variété de champs artistiques, en partenariat avec des structures culturelles à portées locale, régionale ou nationale. Ces projets s’inscrivent dans les missions de prévention de la récidive et de réinsertion confiées à l’administration pénitentiaire.

 

CONTACTS PRESSE

Fondation M6 : Emmanuelle TANNEAU
emmanuelle.tanneau@m6.fr – 01 41 92 27 11

Direction de l’administration pénitentiaire – Communication : Jocelyn Defawe
Jocelyn.Defawe@justice.gouv.fr – 01 70 22 83 16

La Fondation du Groupe M6 est heureuse d’annoncer le lancement de la Fondation pour l’écriture. Celle-ci a été officiellement établie le lundi 17 décembre 2018 à l’occasion de la signature d’une convention de création entre les fondations d’entreprise Aéroports de Paris, M6, SNCF, Sycomore et l’Académie des sciences morales et politiques. Ce collectif unit ses expertises et ses forces au service de l’écriture pour les publics qui en sont les plus éloignés.

Une mobilisation nationale en faveur de l’action artistique et culturelle
La création de la Fondation pour l’écriture s’inscrit dans la mobilisation nationale en faveur de l’action artistique et culturelle initiée en juillet 2018 par les ministères de la Culture et de l’Education nationale et mise en oeuvre par le Labo des histoires, association nationale de promotion de l’écriture à destination du jeune public.

 

Développer le plaisir d’écrire
La Fondation pour l’écriture est établie pour une durée de trois ans et a pour but d’encourager les actions qui permettent de développer le plaisir d’écrire, notamment auprès de publics qui en sont les plus éloignés tels les jeunes scolarisés en éducation prioritaire, jeunes en situation d’illettrisme ou de grande difficulté avec l’écrit, jeunes en hospitalisation moyenne et longue durée, jeunes relevant de l’aide sociale à l’enfance, jeunes sous main de justice, jeunes migrants…

Dans un premier temps, elle consacrera ses moyens à soutenir le développement du Labo des histoires qui ambitionne, d’ici à 2022, de se développer sur l’ensemble du territoire français.

Jean-Robert Pitte, secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences morales et politiques et président de la Fondation pour l’écriture

« L’avenir de notre société et en particulier de sa jeunesse est au cœur des préoccupations de l’Académie des sciences morales et politiques. En donnant ou redonnant le goût et le plaisir d’écrire à des dizaines de milliers de jeunes, la Fondation pour l’écriture leur permet d’explorer de nouveaux horizons et d’introduire un peu plus de raison dans la complexité du monde : un enjeu de taille pour notre temps ! C’est pourquoi notre Académie est heureuse et fière de s’associer à cette initiative. »

Isabelle Verrecchia, déléguée générale de la Fondation du Groupe M6

« Faciliter l’accès à l’écriture, c’est permettre à ceux qui en sont le plus éloignés de dire le monde et d’en comprendre toutes les dimensions. L’écriture peut alors devenir un fabuleux outil de liberté, d’émancipation et d’accomplissement de soi. En contribuant à la création de la Fondation pour l’écriture, la Fondation du Groupe M6 est convaincue qu’à travers ce « faire ensemble » centré sur l’humain, nous agirons mieux pour rompre l’isolement des personnes en rupture avec l’écriture. »

Cette année, l’incontournable Sac à Sapin de Handicap International fête ses 25 ans !
Depuis 1992, quand il a surgi dans la tête de deux bénévoles de Handicap International, plus de 10 millions d’exemplaires ont été vendus et ont permis à l’association de récolter plus de 15 millions d’euros. Géré de A à Z par l’ONG, il permet de contribuer à financer ses actions dans près de 60 pays à travers le monde. Cette année il revient aux couleurs d’Hello Kitty. 

Un achat 100% solidaire
Préparé et conditionné en ESAT (Établissement et Service d’Aide pour le Travail) dans le Rhône, le Sac à Sapin contribue à accompagner une vingtaine de personnes handicapées dans leurs projets professionnels dans un environnement adapté, et ce tout au long de l’année. L’ensemble de la chaîne, de la conception jusqu’à la livraison en magasins est gérée par l’association, lui permettant de financer ses actions sur le terrain. En 2017, plus de 540 000 Sacs à Sapin ont été vendus, soit un bénéfice de plus de 810 000 € soutenant ainsi les programmes de développement de Handicap International (éducation, santé, réadaptation…) et d’urgence (soutien aux Rohingyas, réfugiés syriens et irakiens…) dans près de 60 pays à travers le monde. (soutien aux réfugiés syriens…) dans près de 60 pays à travers le monde.

 

Pratique, déco et écolo !
En 2018, le Sac à Sapin revient avec une ambassadrice de choix, Hello Kitty, dans le cadre d’un partenariat avec Sonrio.
L’hiver et le temps des fêtes venus, il prend place au pied des sapins et protège le sol des aiguilles. Avec lui, emballer son arbre de Noël devient un jeu d’enfant : pratique et simple d’utilisation, le Sac à Sapin s’adapte à la majorité des arbustes, même les plus grands (2,20m de haut pour 1,40m d’envergure) ! Le Sac à Sapin est aussi l’ami de la nature puisqu’il est entièrement biodégradable et labellisé ok compost depuis 2005, grâce à sa composition en céréales non-OGM produites en France. Contrairement à un sac ordinaire en plastique, il est accepté en déchetterie avec les déchets verts où il se composte en seulement 4 à 8 semaines. En plus de tous ces atouts, il accessoirise joliment Nordmanns et Épicéas pendant les fêtes, tout en illuminant le salon grâce à sa couleur dorée !

 

Le Sac à Sapin est disponible en grandes surfaces, dans les magasins de bricolage, jardineries, fleuristes et pépiniéristes et sur la boutique en ligne boutique-handicap-international.com dès mi-novembre.

 

Cliquer ici pour en savoir plus

Handicap International dévoile sa nouvelle identité visuelle

Handicap International est une association de solidarité internationale indépendante, qui intervient depuis plus de 30 ans dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes. Oeuvrant aux côtés des personnes handicapées et vulnérabilisées, elle agit et témoigne pour répondre à leurs besoins essentiels et améliorer leurs conditions de vie. Elle s’engage à promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.

Depuis sa création en 1982, Handicap International a mis en place des programmes de développement dans plus de 60 pays et intervient dans de nombreuses situations d’urgence. Le réseau de 8 associations nationales (Allemagne, Belgique, Canada, États- Unis, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Suisse ) oeuvre de manière constante à la mobilisation des ressources, à la cogestion des projets et au rayonnement des principes et actions de l’organisation. Handicap International est l’une des six associations fondatrices de la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel (ICBL), co-lauréate du Prix Nobel de la paix en 1997 et lauréate du Prix Conrad N. Hilton en 2011. Handicap International agit et témoigne partout où « vivre debout » ne va pas de soi.

“La prison : entre réalité et représentations, comment regarder la réalité carcérale ?” Vaste question retenue pour la soirée-débat organisée jeudi 18 octobre dernier par la Fondation M6. Celle-ci a accueilli plus de 60 partenaires – issus de l’Administration pénitentiaire, d’associations investies en prison, fondations ou encore d’entreprises, autour de photographies de l’exposition « Prisons » de Grégoire Korganow.

Animé par Nathalie Renoux, présentatrice M6 et marraine de la Fondation M6, le débat a réuni quatre invités : Grégoire Korganow (photographe), Karim Mokhtari (directeur de l’association 100 Murs), Laurent Ridel (directeur interrégional des services pénitentiaires Paris-Île-de-France) et Valérie Tong Cuong (écrivain).

Tous ont livré leurs expériences et leurs regards sur la prison, « un lieu où l’on pénètre avec humilité », comme l’explique Grégoire Korganow. Karim Mokhtari a souligné au cours du débat la nécessité de faire entrer la société civile entre les murs afin que la prison ne soit pas « juste un lieu d’enfermement » mais qu’elle « répare les gens ».

Un avis partagé par Laurent Ridel, le lien dedans-dehors lui paraissant nécessaire dans la mission de l’Administration pénitentiaire de préparation à la sortie. En tant qu’ancien détenu, Karim Mokhtari a livré à l’assemblée sa crainte à la sortie de prison « la peur de ne pas savoir comment faire pour ne pas revenir – peur de ne pas être prêt à la société et ses exigences… ».

Une sortie fantasmée et redoutée, comme a illustré Valérie Tong Cuong, membre du concours d’écriture Au-delà des lignes (organisé depuis 3 ans en détention) en partageant au public présent le texte « Demain… » du lauréat débutant du concours Au-delà des lignes 2018 (A découvrir en PJ de cet article). Celle-ci a également témoigné du choc que cela a été pour elle de pénétrer pour la 1ère fois en prison. L’image monolithique « de murs remplis de violence » qu’elle en avait a été remise en question par la variété de situations, la diversité de gens qu’elle a pu y côtoyer.

Éric d’Hotelans, président de la Fondation M6, et Isabelle Verrecchia, déléguée générale, ont conclu la soirée sur la nécessité pour la société dans son ensemble de s’emparer de la question de la lutte contre la récidive, un sujet qui appelle un nécessaire partage de regards et une action partenariale forte entre les différents acteurs investis sur le terrain : Administration pénitentiaire, associations, entreprises…

Une soirée résolument optimiste, donc et cela même si beaucoup reste à faire, comme le soulignait l’un des participants à l’issue du débat !

 

  • Texte « Demain… » du lauréat débutant du concours Au-delà des lignes 2018
    Publié le 09/11/2018 à 12:00
    127,68 KB
© E. Tanneau / Fondation M6

Le Groupe M6 continue à innover en matière d’information et renforce son engagement en faveur du handicap, en lançant “Le 10 minutes“, un nouveau magazine d’actualité en langue des signes diffusé sur 6Play.

À partir du 26 septembre, le Groupe M6 lance un nouveau magazine d’actualité hebdomadaire entièrement en langue des signes. Parce que l’information doit être accessible à tous, « Le 10 Minutes » ne sera pas un programme traduit en langue des signes : il s’agit d’un format inédit présenté en langue des signes, avec des contenus produits spécifiquement pour le public sourd. Ce nouveau magazine s’adresse également aux entendants, qui pourront suivre « Le 10 Minutes » à l’aide du sous-titrage. L’objectif est d’informer les sourds, mais aussi de sensibiliser les entendants à la culture sourde et à la langue des signes.

Réalisé dans les mêmes conditions que le JT M6, « Le 10 Minutes » proposera des sujets sur l’actualité française et internationale, la société et la communauté sourde. Il sera présenté en alternance par Sophie Scheidt et Olivier Calcada, présentateurs et traducteurs sourds de naissance, et accessible sur 6Play dans la rubrique Info et Société chaque mercredi à 17:45.

Rendez-vous le mercredi 26 septembre à 17:45 sur 6Play pour découvrir ce nouveau magazine d’information.

 

 

 

Le Groupe M6 est fier de soutenir l’initiative de Michael Mannarino, chef de projet digital en poste chez M6 Web depuis 10 ans. Sourd de naissance, Michael Mannarino a conçu et porté ce projet avec l’aide de Bruno Risgallah, Responsable éditorial 6play.

Retrouvez toutes les explications sur le projet dans la vidéo ci-dessous.

Le Groupe M6, toujours en temps d’avance en matière d’information
Avec « Le 10 Minutes », M6 propose un magazine au format inédit et confirme son expertise en matière d’information. Format court, présentation debout, utilisation de la réalité augmentée, médias sociaux d’infotainment… le Groupe M6 démontre encore une fois sa capacité à créer de nouveaux formats d’information capables d’intéresser tous les publics.

Le Groupe M6, une démarche impliquée en faveur du handicap
En 2017, le Groupe a signé un accord collectif sur le handicap en s’engageant sur trois ans à aménager l’espace de travail, recruter 10 collaborateurs en situation de handicap, former à la diversité et au handicap, sensibiliser pour lutter contre les stéréotypes, et collaborer avec des entreprises adaptées.

 

Le projet est soutenu et financé par la Fondation Malakoff Médéric Handicap

Le Groupe M6 s’engage contre la maladie d’Alzheimer. Rendez-vous aujourd’hui sur M6 pour découvrir le spot de la campagne « Une journée pour se souvenir » de la Fondation pour la Recherche Médicale.

Du 10 au 30 septembre, la FRM mène la campagne « Une journée pour se souvenir » afin de lever des fonds et faire progresser la recherche sur la maladie d’Alzheimer.

Le 21 septembre, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer, les plus grands acteurs des médias français se mobilisent de manière conjointe pour faire progresser la recherche. « Quelle chance de pouvoir dire je me souviens… », ces mots sont au cœur de cette nouvelle opération.

Découvrez la campagne diffusée sur notre chaîne M6.

À propos de la maladie d’Alzheimer

  • La maladie d’Alzheimer est la 4ème cause de mortalité en France.
  • En France, 900 000 personnes sont atteintes par la maladie d’Alzheimer.
  • Cette maladie pour laquelle il n’existe à ce jour aucun traitement efficace touche une nouvelle personne toutes les 3 minutes.
  • Elle affecte tout le fonctionnement du cerveau à commencer par la mémoire, puis les autres fonctions : la parole, la reconnaissance des personnes et des objets, l’exécution de certains gestes…

 

M6 a décidé de s’engager aux côté de la Fondation pour la Recherche Médicale pour faire progresser la recherche

car c’est de celle-ci que viendra la solution.

Avec 25 projets accompagnés sur 61 établissements pénitentiaires en 2017-2018, la Fondation du Groupe M6 poursuit son action de terrain autour de son objectif prioritaire : la réinsertion socioprofessionnelle des personnes ayant connu un épisode carcéral.

 

Vous découvrirez dans ce rapport chiffres-clés, visions d’experts et descriptifs de quelques-uns des projets accompagnés autour des 3 axes d’action de la Fondation :
l’accompagnement au retour à l’emploi et à la formation professionnelle
la lutte contre l’illettrisme
la culture comme vecteur de resocialisation

Ce rapport est également l’opportunité de mettre en avant l’investissement des 125 collaborateurs du Groupe M6 qui se sont mobilisés auprès de la Fondation en 2017 et 2018 : via l’accompagnement d’enfants en détention, en prêtant leurs compétences et/ou leurs contacts, ou tout simplement en donnant de leur temps sur l’une ou l’autre des actions de la Fondation. Leur investissement apporte un supplément de sens à l’action de notre Fondation !

 

Une prison qui ne réinsère pas est préjudiciable à la société toute entière. Mobiliser la société civile est un prérequis pour agir efficacement contre la récidive. Ce sont ces convictions qui animent l’action de la Fondation du Groupe M6 et que nous souhaitons partager au travers de ce rapport d’activité 2017-2018.

 

Bonne lecture !

  • Rapport d'activité 2017 - 2018 de la Fondation du Groupe M6
    Publié le 21/09/2018 à 09:00
    3,68 MB

Conception et réalisation par Moonside / Impression par l’entreprise adaptée Handiprint

Pour la rentrée des classes, n’oubliez pas le Kit Plio !

Le Groupe M6 se mobilise pour l’opération de rentrée Kit Plio. Un achat pratique et solidaire au profit de l’association Handicap International.

 

Pratique, le kit plio se compose de 10 protèges-livres prêts à l’emploi. Ses feuilles prédécoupées s’adaptent à tous les formats de livres. Sans ruban adhésif ni ciseaux, il permet de couvrir ses livres en un temps record.

 

Solidaire, il est conditionné par des personnes handicapées et permet de financer les actions de l’association sur le terrain.

 

Sur chaque Kit Plio vendu au prix de 5 euros, 1 euro permet à Handicap International, de financer ses projets sur le terrain.

 

Où le trouver ? : dans toutes les grandes surfaces, les librairies, les papeteries et sur la boutique en ligne de l’association.

 

Cliquez ici pour en savoir plus sur le kit Plio

 

Handicap International est une association reconnue d’utilité publique, cofondatrice de la Campagne internationale pour interdire les mines, co-lauréate du prix Nobel de la paix en 1997. http://www.handicap-international.fr/

 

kit plio

Kit Plio 2018

Mardi 26 juin s’est tenue à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis la remise des prix de la 3ème édition du concours d’écriture « Au-delà des lignes ». Le concours est mené par la Fondation M6 et l’Education Nationale dans 26 structures pénitentiaires*, en partenariat avec l’Administration Pénitentiaire. Il a pour ambition de lutter contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture**, enjeu majeur pour lutter contre la récidive.

207 femmes, hommes et mineurs incarcérés ont pris la plume autour du thème « Demain », accompagnés par les enseignants de l’Education Nationale lors d’ateliers d’écriture. Tous ont partagé un moment d’échange autour du plaisir des mots avec les membres du jury venus à leur rencontre entre les murs, entre janvier et avril dernier.

Cette 3ème édition, sur le thème « Demain », a récompensé :

Mohammed Ali pour son texte « Demain… », dans la catégorie Débutants
Ramin, pour son texte « Sans titre », dans la catégorie Intermédiaires
Ronan, pour son texte « Sans titre », dans la catégorie Confirmés (majeurs)
Noufou, pour son texte « HIER je fus, DEMAIN, je serai », dans la catégorie Confirmés (mineurs)

Chaque lauréat pourra bénéficier d’un accompagnement socio-professionnel à sa sortie de prison.
Chaque participant a reçu le recueil de cette édition 2018, dans lequel l’ensemble des textes est publié.

 

Découvrez les textes des lauréats :

La Fondation remercie chaleureusement les participants, les enseignants, les personnels de l’administration pénitentiaire qui ont rendu ce concours possible. Un grand merci également aux membres du jury 2018 pour leur investissement auprès des participants au concours :

Eric Aujas, Education nationale – IEN Lettres-Histoire et Géographie, Académie de Lille
Sylvie Charbonnel, IA IPR Etablissements et vie scolaire, Académie de Créteil
Maxime Chattam, Romancier
Valérie Decroix, Directrice interrégionale des services pénitentiaires du Grand-Est
Jacques Expert, Romancier
Elsa Guiol, Journaliste à Marie-Claire
Nicolas Jacquard, Journaliste Le Parisien
Anne-Sophie Monglon, Auteur et conseil littéraire
Eric Nedelec, Coordonnateur national à l’ANLCI
Plana Radenovic, Journaliste et auteur
Nathalie Renoux, Journaliste M6 et marraine de la Fondation M6
Laurent Ridel, Directeur Interrégional des services pénitentiaires Paris-Île-de-France
Rachid Santaki, Romancier, scénariste
Valérie Tong Cuong, Écrivain, musicienne

Retours sur la tournées de dictées réalisées par Rachid Santaki dans les centres scolaires participants

Les enseignants mobilisés sur les ateliers d’écriture

En donnant la plume à ceux qui ne la prennent jamais,
la Fondation M6 veut lutter activement contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture

  • Communiqué de presse "Concours d'écriture Au-delà des lignes" : découvrez les lauréats
    Publié le 28/06/2018 à 12:00
    394,70 KB

A l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes, la Fondation a organisé une rencontre entre 12 femmes incarcérées et 3 femmes journalistes, Nathalie Renoux (M6), Cindy Hubert (RTL) et Charlotte Fouilleron (Femme Actuelle). La rencontre a eu lieu au Centre Pénitentiaire pour Femmes de Rennes.

Les 12 femmes détenues sont les rédactrices du magazine féminin Citad’elles, réalisé avec Les Etablissements Bollec et soutenu par la Fondation M6 (cf. ci-dessous).

Au programme de cet échange : pratique du journalisme, fonctionnement d’une rédaction, traitement du sujet de la prison par les médias, droit à l’oubli, droit des femmes incarcérées… elles ont ainsi confronté leurs pratiques journalistiques et leurs visions de la prison.

Retour en images sur la rencontre avec les rédactrices du magazine Citad'elles

Citad’elles, le féminin “sans barreaux” du Centre Pénitentiaire de Rennes

Au centre pénitentiaire de Rennes, un groupe de détenues en longue peine réalisent avec l’aide de graphistes et de journalistes indépendants, un magazine féminin pas tout à fait comme les autres.

Créé en septembre 2012, Citad’elles n’est pas un simple journal de prison bricolé avec les moyens du bord, c’est une vraie revue trimestrielle (52 pages, 600 exemplaires), de qualité professionnelle, distribuée dans cette prison à Rennes ainsi que dans d’autres établissements pénitentiaires de l’ouest ; et elle est disponible en ligne pour le grand public.

C’est aussi un projet artistique et culturel innovant, qui permet aux rédactrices de développer leurs capacités d’expression littéraire et graphique. C’est surtout une aventure humaine où l’on prend plaisir à échanger ses idées, où l’on apprend à débattre, à travailler ensemble avec un objectif commun ; une expérience valorisante, qui donne la parole à des femmes qui en ont toujours été privé et leur permet de retrouver l’estime de soi.

Découvrir le magazine

Les animateurs du Groupe M6 se mobilisent

Les animateurs du Groupe se mobilisent

Ophélie Meunier, Julia Vignali, Kareen Guiock, Marie-Ange Casalta, Norbert Tarayre, Sidonie Bonnec et Thomas Hugues sont les porte-parole 2018 de M6, W9, 6ter et RTL.

 

Les 23, 24 et 25 mars 2018, nos animateurs porteront le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida. L’appel à don sera largement relayé et le spot de la campagne sera diffusé sur nos antennes TV (M6, W9, 6ter, Paris Première, téva, sérieclub, M6 Music et Girondins TV) et nos stations de radio (RTL, RTL2 et Fun Radio) pendant les 3 jours de l’opération. Le combat n’est pas terminé, n’abandonnons pas !

 

Golden Network, le studio de production digitale du Groupe M6, se mobilise aussi. Après le succès des vidéos Un maquillage pas comme les autres en 2016 et Draw My Life en 2017, Rose Carpet a souhaité renouveler son engagement cette année avec une vidéo drôle et originale intitulée Des princesses et des sms
Cliquer ici pour voir la vidéo

 

 

La campagne 2018

La campagne 2018

Contre le virus du sida, le moindre abandon peut tout changer, mais le moindre don aussi peut tout changer

Paradoxalement, alors que nous disposons aujourd’hui d’un grand nombre d’outils pour lutter contre le VIH, ceux-ci ne sont pourtant pas accessibles à tous. De nouveaux obstacles s’élèvent et mettent en danger l’ensemble des progrès accomplis. Trop nombreux sont ceux qui estiment que le VIH est une affaire classée, concourant ainsi à la banalisation de l’épidémie et à un risque de démobilisation de l’ensemble des acteurs engagés.

Si les gouvernements réduisent leurs financements nationaux et internationaux, si les donateurs et les citoyens cessent de se mobiliser, si les associations n’ont plus les moyens de mener à bien leurs actions de prévention et d’accompagnement, si les chercheurs ne peuvent plus se consacrer aux études scientifiques sur le VIH, si les médias ne diffusent plus les messages d’information et de prévention, c’est le nombre de nouvelles contaminations et de décès qui repartira, inévitablement, à la hausse, en France et dans le monde. Qu’un seul d’entre eux abandonne et c’est le bouclier collectivement dressé face au VIH qui volera en éclats.

Spot de la campagne 2018, chiffres du Sidaction, appel à don des animateurs…
Retrouvez les vidéos du Sidaction sur 6play en cliquant ici

Le Sidaction

Créée en 1994, Sidaction fonde son existence sur un principe essentiel : réunir la recherche et le milieu associatif. Sidaction finance aussi bien des programmes de recherche, que des associations d’aide aux personnes vivant avec le VIH, en France comme à l’international.

Sidaction est la seule association de lutte contre le sida à soutenir la recherche en France. Afin de collecter des fonds, l’association organise chaque année le Sidaction, une opération unique, rendue possible grâce à la mobilisation de 29 médias pendant trois jours et l’engagement de milliers de bénévoles dans toutes les régions de France.

Comment faire un don ?
Par téléphone au 110, la ligne du don accessible gratuitement à partir de tous les opérateurs
En ligne sur le site www.sidaction.org (paiement 100% sécurisé)
Par sms au 92 110 (coût d’envoi du sms gratuit ou inclus dans les forfaits sms). Un don de 5€ en envoyant le mot “DON” ou “1 SMS”.

 

  • Dossier de Presse Sidaction 2018
    Publié le 23/03/2018 à 09:00
    8,62 MB

Rencontre de femmes autour du journalisme au Centre Pénitentiaire pour Femmes de Rennes

A l’occasion de la Journée Internationale des droits des femmes, la Fondation M6 a organisé une rencontre entre 12 femmes incarcérées au Centre Pénitentiaire pour Femmes de Rennes et 3 femmes journalistes, Nathalie Renoux (M6), Cindy Hubert (RTL) et Charlotte Fouilleron (Femme Actuelle).

Ces 12 femmes sont les rédactrices du magazine féminin Citad’elles, réalisé avec Les Etablissements Bollec et dont la Fondation est partenaire.

Au programme de cet échange : pratique du journalisme, fonctionnement d’une rédaction, traitement du sujet de la prison par les médias, droit à l’oubli, droit des femmes incarcérées… elles ont ainsi confronté leurs pratiques journalistiques et leurs visions de la prison.

 

Rdv prochainement sur le site de la Fondation M6 pour découvrir la vidéo de cet échange.

Citad'elles, le féminin "sans barreaux" du Centre Pénitentiaire de Rennes

Au centre pénitentiaire de Rennes, un groupe de détenues en longue peine réalisent avec l’aide de graphistes et de journalistes indépendants, un magazine féminin pas tout à fait comme les autres.

Créé en septembre 2012, Citad’elles n’est pas un simple journal de prison bricolé avec les moyens du bord, c’est une vraie revue trimestrielle (52 pages, 600 exemplaires), de qualité professionnelle, distribuée dans cette prison à Rennes ainsi que dans d’autres établissements pénitentiaires de l’ouest ; et elle est disponible en ligne pour le grand public.

C’est aussi un projet artistique et culturel innovant, qui permet aux rédactrices de développer leurs capacités d’expression littéraire et graphique. C’est surtout une aventure humaine où l’on prend plaisir à échanger ses idées, où l’on apprend à débattre, à travailler ensemble avec un objectif commun ; une expérience valorisante, qui donne la parole à des femmes qui en ont toujours été privé et leur permet de retrouver l’estime de soi.

Découvrir le magazine

La Fondation M6 a fait de la réinsertion des personnes détenues son axe de travail depuis sa création. Au 1er février 2018, la France compte 2 482 femmes incarcérées soit 3,8% de la population carcérale :  il s’agit du chiffre le plus élevé depuis 10 ans[1]. Qu’en est-il de leurs conditions d’incarcération et de leurs perspectives de réinsertion ?

Leur présence minoritaire engendre des difficultés pendant l’incarcération, qui compliquent leur réinsertion

  • Sur les 188 établissements pénitentiaires que compte la France, 2 sont entièrement réservés aux femmes (centre pénitentiaire de Rennes et maison d’arrêt de Versailles) et 56 sont dotés de quartiers spécifiques => L’éloignement géographique de leurs proches complexifie le maintien des liens familiaux et sociaux


  • La majeure partie des femmes sont incarcérées dans des « quartiers femmes » de prisons pour hommes, ce qui limite leur accès au travail et aux activités (sport, actions culturelles…) => Cet isolement concoure à la désocialisation des femmes

 

  • Une surveillance assurée par des personnes de même sexe, à l’exception des personnels d’encadrement qui peuvent être des hommes (principe s’appliquant aux femmes incarcérés mais pas aux hommes) => Cette mixité limitée creuse un peu plus le fossé entre la vie carcérale et la vie à l’extérieur

 

  • Un difficile accès à l’achat de vêtements féminins : dans certains établissements accueillant des femmes, seuls des vêtements masculins sont disponibles dans les catalogues de « cantine », destinés à l’achat de produits de la vie courante par les personnes détenues => L’accès à cette féminité est pourtant nécessaire à la reconstruction d’une image de soi.

 

  • Un accès restreint au régime de la semi-liberté (au 1er septembre 2015) [2] :
    • 64 places réservées sur 1048 places dans 10 centres ou quartiers de semi-liberté
    • Sur les 755 condamnés placés en semi-liberté, 10 étaient des femmes

=> Alors qu’elles composaient 3,2 % de la population carcérale,  elles représentaient moins de 1,3 % des personnes bénéficiant d’un placement en semi-liberté.

Malgré ces difficultés, un taux de récidive inférieur pour les femmes

Une enquête de 2011[3] a conclu à une probabilité de recondamnation deux fois plus faible pour les femmes que pour les hommes : 34% des femmes de la cohorte sont à nouveau condamnées dans les 5 ans contre près de 60% des hommes.

  • Communiqué de presse "Journée internationale des droits des femmes"
    Publié le 08/03/2018 à 18:30
    219,33 KB

[1] Source Administration pénitentiaire : http://www.justice.gouv.fr/art_pix/Mesure_mensuelle_incarceration_Fevrier_2018.pdf
[2] Source Contrôleur général des lieux de privation de liberté : http://www.cglpl.fr/wp-content/uploads/2016/02/joe_20160218_0041_0089.pdf
[3] Source Administration pénitentiaire : http://www.justice.gouv.fr/art_pix/cahierd’etude36.pdf

La Fondation M6 et l’Education Nationale lancent pour la 3ème année consécutive le concours d’écriture « Au-delà des lignes » en partenariat avec l’Administration Pénitentiaire. Ce concours se déroulera dans 26 structures pénitentiaires des Directions Interrégionales de Lille, Rennes, Bordeaux, Strasbourg et d’Île-de France, jusqu’au 26 juin.

Lutter contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture
Avec 35% de personnes en grande difficulté de lecture dans les prisons françaises (11% en situation d’illettrisme), la mobilisation autour de l’illettrisme est un enjeu majeur contre la récidive.

 

Retrouver le plaisir des mots avec des romanciers, auteurs, journalistes
Près de 270 femmes, hommes et mineurs prendront la plume autour du thème « Demain » (vs 165 personnes en 2017). Ils seront accompagnés par des enseignants de l’Education Nationale au cours d’ateliers d’écriture se déroulant jusqu’à mi-avril.
Visant à replacer le plaisir au cœur de la lecture et de l’écriture, deux moments forts sont organisés pour les participants au concours :

 

Une tournée de 26 dictées, animée par Rachid Santaki, fondateur et lecteur de dictées géantes et membre du jury du concours d’écriture. Cette approche adaptée et ludique de la dictée permettra à chacun des participants de revisiter cet exercice emblématique.

 

Une série de 26 rencontres avec des auteurs : dans chaque établissement un auteur, romancier ou journaliste (membre du jury d’Au-delà des lignes) viendra à la rencontre des participants afin de partager autour des mots et désacraliser l’écriture.

 

Les prix seront décernés lors d’une cérémonie qui se tiendra le 26 juin prochain dans l’un des établissements pénitentiaires participant. A la clé pour les 6 lauréats, un accompagnement socioprofessionnel à leur sortie de prison.

Les membres du jury 2018

 

Outre les représentants de l’Administration Pénitentiaire et de l’Education Nationale, le jury sera composé de :

Maxime Chattam, romancier
Jacques Expert, romancier et directeur des programmes et de l’antenne RTL
Elsa Guiol, journaliste Marie Claire
Nicolas Jacquard, journaliste Le Parisien
Anne-Sophie Monglon, auteur et conseil littéraire
Eric Nedelec, coordonnateur national à l’ANLCI
Plana Radenovic, journaliste La Voix du Nord et auteur
Nathalie Renoux, journaliste M6 et marraine de la Fondation M6
Rachid Santaki, romancier, scénariste
Valérie Tong Cuong, écrivaine, musicienne

 

 

À propos de la Fondation M6
Depuis 2010, la réinsertion des personnes détenues est au cœur des préoccupations de la Fondation M6. C’est un choix de mécénat guidé par la volonté du Groupe M6 de s’engager pour une cause peu soutenue mais répondant à un véritable enjeu sociétal : la récidive. Ainsi, la Fondation soutient et met en place des projets autour de trois grands axes : l’accompagnement et le retour vers l’emploi, la lutte contre l’illettrisme et l’accès à l’éducation et la culture comme vecteur de resocialisation. En 8 ans, un peu plus de 19 000 personnes détenues et leur famille qui ont bénéficié de nos actions. Plus d’infos.

À propos de l’enseignement en milieu pénitentiaire
L’éducation est un droit fondamental et universel. Toutes les personnes détenues doivent avoir accès à une éducation de qualité au sein des établissements pénitentiaires, service public assuré par l’Éducation nationale. L’acquisition de connaissances et de compétences, la préparation des diplômes, du certificat de formation générale à des diplômes universitaires vont permettre aux personnes détenues de mieux s’insérer à la vie sociale et professionnelle.
Les mineurs et les personnes détenues ne maîtrisant pas les savoirs de base bénéficient, en priorité, de cet enseignement. Pour les personnes illettrées, il s’agit de développer tout type de pédagogie et d’action permettant de sortir de cette situation. Le concours d’écriture « Au-delà des lignes », organisé par la Fondation M6, en partenariat avec l’Éducation nationale et l’Administration pénitentiaire, est l’une des actions proposées en établissements.

À propos de l’Administration Pénitentiaire
Les actions culturelles en milieu pénitentiaire, comme dans le cadre du concours d’écriture “Au-delà des lignes”, sont organisées par les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP), en lien avec les chefs d’établissement pénitentiaire. Chaque année, et dans l’ensemble des établissements français, ils investissent une grande variété de champs artistiques, en partenariat avec des structures culturelles à portées locale, régionale ou nationale. Ces projets s’inscrivent dans les missions de prévention de la récidive et de réinsertion confiées à l’administration pénitentiaire.

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    Publié le 06/03/2018 à 08:00
    228,99 KB

La prison française est plongée depuis des décennies dans une crise profonde qui dépasse largement la simple insuffisance de moyens et renvoie à une perte de sens sur ce que devrait être la vocation même de la sanction pénale : la réinsertion des condamnés dans la société, pour le bien et la sécurité de tous. Les prisons telles qu’elles fonctionnent aujourd’hui échouent à prévenir la récidive.

 

L’Institut Montaigne* et la Fondation M6 publient un rapport sur le travail pénitentiaire et la formation en prison avec une conviction forte : le travail et la formation professionnelle constituent d’importants leviers, aujourd’hui largement sous-estimés et sous-utilisés, pour accompagner le détenu dans la préparation de sa sortie et l’aider à briser le cercle de la délinquance. Des études montrent qu’un détenu formé ou ayant travaillé en prison diminue de près de moitié ses risques de récidiver et renforce ses perspectives de réinsertion.

 

Ce rapport est riche des regards croisés des membres du groupe de travail (présidé par Nicolas de Tavernost, Président du Directoire du Groupe M6 et Jean-Marie Delarue, ancien contrôleur général des lieux de privation de liberté) et d’une cinquantaine d’entretiens menés auprès de représentants de l’Administration pénitentiaire, d’entreprises, d’associations et d’anciens détenus. Il aboutit à 9 propositions concrètes pour faire du travail en prison un véritable levier de réinsertion.

 

Après 8 ans d’action de terrain au plus près des détenus, nous avons souhaité prendre de la hauteur afin de mobiliser sur le sujet. Pour faire du travail pénitentiaire un vecteur de réinsertion, il faut une vraie volonté et des solutions organisées autour de la qualification des détenus, et du développement d’activités avec de la valeur et dont on ait besoin sur le marché du travail”, Nicolas de Tavernost

 

Le travail est un levier reconnu d’apprentissage de la vie sociale pour le détenu. Il crée un environnement favorable au développement de la maîtrise de soi. Il représente l’une des seules opportunités de développer le sens de l’initiative et de responsabiliser les détenus, qualités essentielles à la fois pour pacifier les relations en détention mais également pour leur permettre de trouver et de garder un emploi à l’extérieur.”, Jean-Marie Delarue

 

Téléchargez ci-dessous le rapport « Travail en prison : préparer (vraiment) l’après ».

  • Rapport "Travail en prison : préparer (vraiment) l'après" (142 pages)
    Publié le 15/02/2018 à 08:00
    3,02 MB
  • Résumé (2 pages)
    Publié le 15/02/2018 à 08:00
    322,15 KB
  • Communiqué de presse
    Publié le 15/02/2018 à 08:00
    260,78 KB

* Association à but non lucratif, l’Institut Montaigne est un laboratoire d’idées créé en 2000. Il élabore des propositions concrètes autour de quatre axes de politiques publiques : action publique, cohésion sociale, compétitivité et finances publiques. Adressés aux pouvoirs publics, ses travaux sont le fruit d’une méthode d’analyse et de recherche ouverte sur les comparaisons internationales, rigoureuse et critique. L’Institut Montaigne réunit des chefs d’entreprise, des hauts fonctionnaires, des universitaires et des personnalités issues d’horizons très divers.

Aujourd’hui, en France, 2.975 femmes sont incarcérées. Elles représentent 3,7% de la population carcérale. Parmi les 188 établissements pénitentiaires répartis sur le territoire français, deux sont exclusivement réservés aux femmes (le centre pénitentiaire de Rennes et la maison d’arrêt de Versailles) et cinquante six ont un quartier dédié aux femmes.

 

Souhaitant donner à voir une réalité méconnue – celle des femmes incarcérées – et contribuer à porter un autre regard sur la prison et les personnes détenues, la Fondation M6 est partenaire de l’expositionDétenues” de Bettina Rheims avec le Centre des Monuments Nationaux.

 

Bettina RHEIMS a partagé avec Nathalie RENOUX, marraine de la Fondation son ressenti sur cette 1ère expérience en milieu carcéral et sa rencontre avec ces femmes. Découvrez leur échange en vidéo :

L’exposition “Détenues” de Bettina Rheims

Encouragée par Robert Badinter, Bettina Rheims a réalisé en 2014 une série de portraits de femmes incarcérées, intitulée « Détenues ». Ce projet, soutenu par l’administration pénitentiaire, confronte l’univers carcéral avec celui de la création artistique ; dans un dialogue complexe, il interroge la construction et la représentation de la féminité dans les espaces de privation de liberté et d’enfermement. De ces rencontres, volontaires, sont nés des portraits saisissants qui nous renvoient au regard que nous portons sur la détention.

La série « Détenues » offre une fenêtre de conversation avec l’univers sensible et peu connu de la détention. Ces femmes photographiées en prison, dans un studio improvisé, ont pu s’engager avec la photographe dans une démarche de reconstruction de leur identité féminine et amorcer un travail de restauration de leur image.

« Il me fallait aller à la rencontre de femmes qui n’avaient pas fait le choix de vivre entre quatre murs. Nous avons beaucoup parlé. Elles se sont racontées, et j’ai tenté de leur offrir un moment hors de ce temps-là ». Bettina Rheims, novembre 2016.

Au total, une cinquantaine de photographies sont exposées au château de Vincennes puis au château de Cadillac où l’installation photographique renoue avec le passé carcéral de ces monuments et l’histoire des prisons pour femmes en France.

> Au château de Vincennes du 9 février au 30 avril
> Au château de Cadillac du 1er juin au 4 novembre 2018

 

Plus d’infos auprès du Centre des Monuments Nationaux

La Fondation a accompagné (financièrement et sur le terrain) 25 projets en 2017. Quatre nouveaux projets préalablement soumis aux collaborateurs du Cercle de la Fondation ont été validés par le conseil d’administration en décembre. La Fondation se réjouit d’accompagner sur le terrain les porteurs de projets de ces actions et de poursuivre sa collaboration avec plusieurs des associations soutenues en 2017. Elle pilotera par ailleurs en 2018 la 3ème édition du concours d’écriture « Au-delà des lignes », co organisé avec l’Education Nationale et l’Administration Pénitentiaire et dont l’objectif est de lutter contre l’exclusion des personnes détenues en rupture avec l’écriture.

Les projets soutenus s’inscrivent dans les 3 axes d’action de la Fondation : retour à l’emploi des personnes détenues, lutte contre l’illettrisme et culture. Découvrez les 4 nouveaux projets 2018 :

EMPLOI / Formation qualifiante en cuisine entre les murs - par Cuisine Mode d'Emploi(s) et Wake up Café

Ce projet vise la réinsertion professionnelle et sociale de personnes détenues, grâce à une formation qualifiante en cuisine dans la prison de Fleury-Mérogis. Cette action comprend une formation de 12 semaines (9 semaines en détention et 3 semaines en stage extérieur – par Cuisine Mode d’emploi(s)) aboutissant à un Certificat de Qualification Professionnelle en cuisine et un accompagnement social entre les murs et à la sortie (suivi individuel et collectif – par Wake up Café).

Objectif : Préparer le retour à l’emploi en amont de la fin de peine

Public cible : 24 hommes et femmes de la Maison d’Arrêt de Fleury-Mérogis (4 sessions sur 2018)

EMPLOI / Le placement extérieur - par la Sauvegarde de l'enfance et de l'adolescence de la Drôme

Le placement extérieur est une alternative à l’incarcération : elle permet à des personnes détenues d’effectuer la fin de leur peine en dehors des murs de la prison. Le dispositif proposé par la Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence de la Drôme comprend un contrat de travail en Atelier & Chantiers d’Insertion, un  accompagnement social, la gestion d’un logement autonome, une remobilisation psychologique, ainsi qu’un programme de médiation équine et la participation des personnes accueillies à une action de bénévolat.

Objectifs : Préparer le retour à la société civile dans le cadre d’un aménagement de peine (versus sortie sèche), par un accompagnement soutenu et favoriser le retour à l’emploi par l’acquisition de compétences en chantier d‘insertion

Public cible : 10 hommes et femmes détenus de 18 à 25 ans sur une 2018

EMPLOI / Accompagnement socio-professionnel de sortants de prison - par Émergence 93

Émergence 93 mène des actions d’insertion auprès des publics majeurs désocialisés (notamment les personnes incarcérées ou sortantes de prison) en tissant et retissant des liens de confiance pour prévenir la délinquance et permettre à chacun d’avoir ou de retrouver sa juste place dans la société. Elle propose un accompagnement individualisé global, de proximité et dans la durée. Le projet est porté par 2 fondateurs de l’association dont l’un a suivi le programme d’accompagnement à la création d’entreprise de la Fondation M6 avec l’ADIE, en 2016.

Objectifs : Placer la personne dans une dynamique d’insertion sociale et professionnelle en s’appuyant sur la transmission positive et le parrainage par d’anciens jeunes issus des quartiers qui ont créé leur entreprise

Public cible : 50 hommes et femmes issus des quartiers d’Aubervilliers et suivis en milieu ouvert

CULTURE / MIX’ART, Libre de devenir responsable - par Ariana

Mix’art est une opération socio-éducative et culturelle autour de la citoyenneté, réunissant un collectif d’artistes de Bande Dessinée et de Street Art (50.000 jeunes et 70 artistes depuis 2009). Cette action sera destinée aux mineurs : durant plus de 40h d’ateliers, ils seront amenés à réaliser une production artistique participative, sous la forme d’une fresque, utilisant les techniques de la BD et du Street Art. Lors d’ateliers d’écriture, ils produiront en groupe un texte expliquant leur travail, qui paraîtra dans l’album pédagogique du projet.

Objectifs :
– Développer l’esprit critique et le débat sur les valeurs citoyennes
– Lutter contre l’illettrisme
– Permettre aux jeunes de se responsabiliser

Public cible : 100 jeunes de 13 ans à 18 ans dans les 6 établissements pénitentiaires pour mineurs qui existent en France ou dans les quartiers réservés aux mineurs en Maison d’Arrêt

Handicap International dévoile sa nouvelle identité visuelle à l'occasion de ses 35 ans

En 2018, Handicap International célèbre 35 ans d’actions aux côtés des personnes handicapées et vulnérables. À cette occasion, l’ONG arbore un nouveau logo et une nouvelle signature. 35 ans après ses débuts, l’association a souhaité faire évoluer son identité visuelle, en se dotant d’un logo plus « fort », porteur de sens.

Handicap International dévoile sa nouvelle identité visuelle

Un nouveau logo et une nouvelle signature

Pour la première fois de son histoire, c’est par un symbole fort, celui d’une main, qu’Handicap International a souhaité exprimer sa nouvelle identité.

Symbole universel, immédiatement reconnaissable, par-delà les langues et les cultures, la main exprime un signe de bienvenue, de solidarité et l’expression d’une main levée (qui dit stop), d’un engagement.

Le symbole de la main incarnera désormais les combats historiques de l’association : une main tendue pour l’inclusion des personnes handicapées dans la société ; une main qui s’oppose aux armes explosives qui déciment les civils.

Pour accompagner ce logo, l’ONG s’est dotée d’une nouvelle signature qui exprime ses valeurs et sa vision : Humanité et Inclusion.

Nouvelle campagne corporate Handicap International

Dessinons un autre avenir

Accompagnée par l’agence Canadienne Cosette, l’évolution de l’identité visuelle de l’association est l’aboutissement d’une réflexion stratégique destinée à rendre plus lisible son action.

  • Lever les freins au développement international : le réseau mondial Handicap International change de nom et devient Humanité et Inclusion.
  • Mieux représenter les champs d’actions de l’ONG : Éducation inclusive, appareillage, réadaptation, déminage, logistique, Handicap International intervient aujourd’hui dans près de 60 pays à travers plus de 300 projets.

Cette nouvelle identité a été dévoilée le 24 janvier à travers une campagne institutionnelle multi-supports. Le message: « Dessinons un autre avenir à ceux qui sont exclus à cause de leurs différences » Cliquer ici pour voir le film

À propos de Handicap International

Handicap International est une association de solidarité internationale indépendante, qui intervient depuis 35 ans dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes. Oeuvrant aux côtés des personnes handicapées et vulnérabilisées, elle agit et témoigne pour répondre à leurs besoins essentiels et améliorer leurs conditions de vie. Elle s’engage à promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux. Depuis sa création en 1982, Handicap International a mis en place des programmes de développement dans plus de 60 pays et intervient dans de nombreuses situations d’urgence. Le réseau de 8 associations nationales (Allemagne, Belgique, Canada, Etats-Unis, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Suisse) oeuvre de manière constante à la mobilisation des ressources, à la cogestion des projets et au rayonnement des principes et actions de l’organisation. Handicap International est l’une des six associations fondatrices de la Campagne internationale pour interdire les mines (ICBL), co-lauréate du prix Nobel de la paix en 1997 et lauréate du Prix Conrad N. Hilton 2011. Handicap International agit et témoigne partout où « vivre debout » ne va pas de soi.

Handicap International dévoile sa nouvelle identité visuelle
Remise d'un chèque de 1 500 000 euros à l'UNICEF par Kids United
Le Groupe M6 soutient l'opération Sac à Sapin

Le Sac a Sapin est de retour !

Le Groupe M6 se mobilise pour l’opération Sac à Sapin. Un achat pratique et solidaire au profit de Handicap International. Cette année, le Sac à Sapin est aux couleurs de Hello Kitty.

 

 

Depuis plus de 20 ans, cet incontournable des fêtes de fin d’année prend place aux pieds des sapins et continue de faire rimer praticité et générosité. Avec plus de 10 millions d’exemplaires vendus en 20 ans, soit plus de 15 millions d’euros récoltés, le Sac à Sapin permet de financer les actions de Handicap International sur le terrain.

 

UN ACHAT 100% SOLIDAIRE
Préparé et conditionné en ESAT (Établissement et Service d’Aide pour le Travail) dans le Rhône, le Sac à Sapin contribue à accompagner une vingtaine de personnes handicapées dans leurs projets professionnels dans un environnement adapté, tout au long de l’année. L’ensemble de la chaîne, de la conception jusqu’à la livraison en magasins est gérée par l’association, lui permettant de financer ses actions sur le terrain. En 2016, plus de 400 000 Sacs à Sapin ont été vendus, soit un bénéfice de près 650 000 € soutenant ainsi les programmes de développement de Handicap International (éducation, santé, réadaptation…) et d’urgence (soutien aux réfugiés syriens…) dans près de 60 pays à travers le monde.


PRATIQUE, DÉCO ET ÉCOLO !

Biodégradable, fabriqué et conditionné en France, le sac à Sapin décore votre arbre de Noël, protège le sol des aiguilles et emballe proprement le sapin après les fêtes. Pratique et simple d’utilisation, il s’adapte à la majorité des arbustes, même les plus grands. Le sac est entièrement biodégradable et labellisé ok compost depuis 2005, grâce à sa composition en céréales non-OGM produites en France. Contrairement à un sac ordinaire en plastique, il est accepté en déchetterie avec les déchets verts où il se composte en seulement 4 à 8 semaines.


Le Sac à Sapin est disponible dans en grandes surfaces, dans les magasins de bricolage, jardineries, fleuristes et pépiniéristes.
Pour chaque Sac à Sapin vendu au prix de 5 €, 1.50 € permet de financer les actions de Handicap International pour aider les personnes les plus vulnérables.

À propos de Handicap International

Handicap International est une association de solidarité internationale indépendante, qui intervient depuis plus de 30 ans dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes. Œuvrant aux côtés des personnes handicapées et vulnérabilisées, elle agit et témoigne pour répondre à leurs besoins essentiels et améliorer leurs conditions de vie. Elle s’engage à promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux. Depuis sa création en 1982, Handicap International a mis en place des programmes de développement dans plus de 60 pays et intervient dans de nombreuses situations d’urgence. Handicap International est l’une des six associations fondatrices de la Campagne internationale pour interdire les mines antipersonnel (ICBL), co-lauréate du Prix Nobel de la paix en 1997 et lauréate du Prix Conrad N. Hilton en 2011. Elle agit et témoigne partout où « vivre debout » ne va pas de soi.

En savoir plus : http://www.handicap-international.fr/

A propos de Handicap International

La 5ème édition de « Fleury fait son cinéma », organisée par la Fondation M6 avec le service pénitentiaire d’insertion et de probation de l’Essonne et la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, s’est achevée vendredi 24 novembre avec la cérémonie de remise des prix, en présence de Jalil Lespert, parrain de cette édition 2017, Laurent Ridel, directeur interrégional des services pénitentiaires (Direction Interrégionale de Paris), Jérôme Lefébure, membre du directoire du Groupe M6 ainsi que de nombreux invités.

 

Huit films étaient en compétition autour de la thématique « Choix de vie, parcours de vie ». Le jury du festival, composé de 9 hommes et femmes détenus, de 2 surveillants et 2 conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, a décerné 6 prix :

Le prix du meilleur film : Nous 3 ou rien, de Kheiron

Le prix du meilleur scénario : Divines, de Houda Benyamina

Le prix de la meilleure réalisation : Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Le prix de la meilleure interprétation masculine : Pablo Pauly dans Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir

Le prix de la meilleure interprétation féminine : Oulaya Amamra, dans Divines, de Houda Benyamina

Le prix de la meilleure musique : Alex Somers, pour Captain Fantastic, de Matt Ross

J., membre du jury 2017

« La prison est un endroit où personne n’a vraiment envie de mettre les pieds et pourtant près d’une vingtaine de professionnels du cinéma n’ont pas hésité à venir à notre rencontre pour débattre. Nous n’avons pas tous les jours l’occasion de discuter avec des gens de l’extérieur et ces grands moments de partage nous ont fait voir les choses autrement. A titre personnel, ce festival a été un tournant dans ma peine. »

Jalil Lespert, parrain du festival 2017

 « Le cinéma est un art populaire qu’il me tient à cœur de partager. Au cours du festival, nous avons tous appris quelque chose sur nous-mêmes et cela est vrai tant pour les membres du jury que pour les professionnels du cinéma mobilisés. »

A propos de la Fondation M6 :
Depuis plus de 7 ans, la Fondation M6 a mis l’univers carcéral au cœur de ses préoccupations. Elle développe des projets tournés vers l’emploi, la lutte contre l’illettrisme ou la culture comme vecteur de resocialisation afin de contribuer à la réinsertion des personnes détenues. Au-delà de ces missions de terrain au plus près des personnes incarcérées, la Fondation a également pour ambition de favoriser le décloisonnement entre l’univers carcéral et la société civile afin de sensibiliser plus largement encore sur la question de la récidive, véritable enjeu de société. En 7 ans, ce sont un peu plus de 18 000 personnes détenues et leur famille qui ont bénéficié de nos actions.

 

A propos de l’Administration Pénitentiaire :
Les actions culturelles en milieu pénitentiaire, comme dans le cadre du festival “Fleury fait son cinéma”, sont organisées par les coordonnateurs culturels des services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP), en lien avec les chefs d’établissement pénitentiaire. Chaque année, et dans l’ensemble des établissements français, ils investissent une grande variété de champs artistiques, en partenariat avec des structures culturelles à portées locale, régionale ou nationale. Ces projets s’inscrivent dans les missions de prévention de la récidive et de réinsertion confiées à l’administration pénitentiaire.

 

© Aurélien FAIDY / M6

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    Publié le 27/11/2017 à 18:15
    451,74 KB
Le Groupe M6 soutient la Journée Mondiale des Enfants le 20 novembre 2017

Le 20 novembre, les enfants prennent le pouvoir !

À l’occasion de la Journée mondiale des enfants, l’UNICEF lance une campagne internationale qui donne le pouvoir aux enfants là où on ne les attend pas.

Le 20 novembre, des enfants du monde entier prendront le pouvoir de façon ludique et tiendront des rôles de premier plan dans les médias, la vie politique, le monde du sport et du spectacle, pour exprimer leur soutien aux millions de jeunes de leur âge qui sont privés d’école, de foyers et ne sont pas protégés.


La Journée Mondiale des enfants marque l’anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant. Malgré les énormes progrès accomplis au cours des dernières décennies, aujourd’hui encore :
385 millions d’enfants vivent dans l’extrême pauvreté
264 millions d’enfants et de jeunes ne vont pas à l’école
250 millions d’enfants grandissent dans des zones touchées par des conflits, des guerres
5,6 millions d’enfants de moins de 5 ans sont morts l’an dernier de causes évitables.

 

Le 20 novembre, les enfants prennent le pouvoir !

Un jour POUR les enfants PAR les enfants

Entraîner des champions du monde ? Participer au Comité de direction de l’UNICEF ? Diriger un Orchestre ? Prendre la tête d’une brigade dans la cuisine d’un grand chef ?

Rien d’impossible pour ces enfants qui souhaitent se faire entendre ! Des personnalités telles que, Frédérick Bousquet, champion du monde de natation, le chef cuisinier Pierre Sang, Thierry Omeyer, Benoît Kounkoud et Nedim Remili, champions internationaux de hand-ball ainsi que l’Orchestre Philharmonique de Radio France, ambassadeur de l’UNICEF France se sont prêtés au jeu, pour apporter leur soutien et participer à une série de vidéos ludiques conçues pour cette campagne.

 

Les enfants pourront aussi s’exprimer par le biais d’un sondage publié par l’UNICEF, réalisé dans 15 pays dont la France, auprès d’enfants de 9 à 18 ans, sur les sujets d’actualité qui les préoccupent, les solutions à mettre en place, leur sentiment de confiance vis à vis des décideurs politiques… Que ce soit sur l’éducation, les inégalités, les enfants de France sont inquiets et ont des choses à dire. Tout au long de cette journée, ils exprimeront leur ressenti et présenteront les résultats du sondage auprès des médias et des pouvoirs publics.

Kids United se mobilise pour la Journée mondiale des enfants

Kids United se mobilise !

De nombreuses personnalités participeront à cette journée, à l’instar de Kids United.

Gloria (10 ans), Erza (12 ans), Nilusi (17 ans), Esteban (17 ans) et Gabriel (15 ans) se rendront au Palais des Nations Unies à Genève pour « prendre le pouvoir » avec des enfants du monde entier. Kids United participera aussi à un clip dédié à cette journée sur la chanson « What about us » de Pink, ambassadrice de l’UNICEF.


Depuis sa création le groupe Kids United s’est particulièrement impliqué auprès de l’UNICEF
que ce soit en reversant une partie des revenus générés par leurs ventes d’albums et de billets de concert, ou en participant à des actions de terrain au Liban, au Maroc ou en Côte d’Ivoire.


L’incroyable Success Story Kids United:

– 1,7 million d’albums vendus depuis le début de l’aventure
– plus de 600 millions de vues et plus d’1 million d’abonnés sur leur chaîne YouTube
– plus de 70 concerts complets, dont deux dates à l’AccorHotels Arena de Paris les 16 et 17 décembre 2017

À propos de l'UNICEF

L’UNICEF travaille dans certains des endroits les plus inhospitaliers du monde pour atteindre les enfants les plus défavorisés. Dans 190 pays et territoires, l’UNICEF travaille pour chaque enfant, chaque jour, afin de construire un monde meilleur pour tous. Pour en savoir plus sur l’UNICEF et son travail en faveur des enfants : www.unicef.fr

À propos de l'UNICEF

Le clip de la campagne

La Fondation du Groupe M6 organise, avec le service pénitentiaire d’insertion et de probation de l’Essonne et la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, la 5ème édition du festival « Fleury fait son cinéma », du lundi 13 au vendredi 24 novembre 2017, parrainé par Jalil Lespert.

Les projections des films sélectionnés sur le thème « Choix de vie, parcours de vie » se tiendront au sein de l’établissement pénitentiaire devant un public de personnes détenues et en présence de professionnels du cinéma.

 

UN JURY DOUBLEMENT MIXTE

Un jury spécialement constitué pour l’occasion remettra, lors de la cérémonie de clôture, une série de prix aux lauréats. Le jury sera composé de 9 hommes et femmes détenus et de 4 personnels pénitentiaires (surveillants et conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation). Cette mixité contribue à faire évoluer le regard des uns et des autres et à dépasser le quotidien de la détention au profit d’un échange de points de vue autour d’œuvres cinématographiques.

Initié à l’analyse critique par des professionnels du cinéma en amont du festival, le jury décernera six prix à l’issue des 10 jours de projection pour le/la meilleur(e) film, interprétation féminine, interprétation masculine, bande originale, réalisation et scénario.

 

LE CINÉMA COMME FENETRE SUR LE MONDE EXTERIEUR 

Chaque projection de film conduira à des débats consacrés aux thèmes abordés dans les œuvres projetées tout autant qu’aux enjeux artistiques des films grâce à la présence de membres de l’équipe des films (réalisateurs, acteurs, producteurs…) et de spécialistes du cinéma et du spectacle vivant. Entre autres invités figureront Grand Corps Malade, Antoine Rein et Fabrice Goldstein ou encore Marc-Benoit Créancier.

 

Les huit films en compétition :

  • Captain Fantastic de Matt Ross / 2016
  • Divines de Houda Benyamina / 2016
  • Lalaland de Damien Chazelle / 2017
  • Les délices de Tokyo de Naomi Kawase / 2016
  • Nous trois ou rien de Kheiron / 2015
  • Otez-moi d’un doute de Carine Tardieu / 2017
  • Patients de Grand Corps Malade et Mehdi Idir / 2017
  • Willy 1er de Ludovic Boukherma, Zoran Boukherma, Marielle Gautier, Hugo P. Thomas / 2016

À propos de la Fondation M6 :

Depuis plus de 7 ans, la Fondation M6 a mis l’univers carcéral au cœur de ses préoccupations. Elle développe des projets tournés vers l’emploi, la lutte contre l’illettrisme ou la culture comme vecteur de resocialisation afin de contribuer à la réinsertion des personnes détenues. Au-delà de ces missions de terrain au plus près des personnes incarcérées, la Fondation a également pour ambition de favoriser le décloisonnement entre l’univers carcéral et la société civile afin de sensibiliser plus largement encore sur la question de la récidive, véritable enjeu de société. En 7 ans, ce sont un peu plus de 18 000 personnes détenues et leur famille qui ont bénéficié de nos actions.

 

À propos de l’Administration Pénitentiaire :

Les actions culturelles en milieu pénitentiaire, comme dans le cadre du festival “Fleury fait son cinéma”, sont organisées par les services pénitentiaires d’insertion et de probation (SPIP), en lien avec les chefs d’établissement pénitentiaire. Chaque année, et dans l’ensemble des établissements français, ils investissent une grande variété de champs artistiques, en partenariat avec des structures culturelles à portées locale, régionale ou nationale. Ces projets s’inscrivent dans les missions de prévention de la récidive et de réinsertion confiées à l’administration pénitentiaire.

 

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    Publié le 30/10/2017 à 15:30
    580,50 KB

Le Groupe a été récompensé pour ses actions de sensibilisation au handicap auprès des collaborateurs.

Organisé par le Cercle Humania*, le “Prix de l’Innovation RSE”, récompense chaque année les initiatives sociétales innovantes déjà mises en œuvre et ayant démontré leur efficacité au sein des entreprises en faveur des collaborateurs et de l’environnement.

Depuis plus de 10 ans, le Groupe M6 agit à travers sa Mission handicap pour lutter contre les discriminations et favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap. En s’appuyant sur des événements emblématiques et fédérateurs, le Groupe M6 a amplifié ses actions de sensibilisation auprès des collaborateurs depuis 2016

  • Inititation des collaborateurs au “Cécifoot” (foot non-voyant) aux côtés de 4 champions de France à l’occasion de l’Euro 2016

  • Mise en situation des collaborateurs à travers des ateliers de simulation de l’handicap lors de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées (SEEPH)

  • Blind test musical thématisé lors de la Fête de la Musique avec trois musiciens dont un en situation de handicap

 

Cette distinction récompense l’engagement du Groupe M6 et de ses collaborateurs dans sa lutte contre les stéréotypes et en faveur de l’employabilité des salariés en situation de handicap.

 

 

Initiation au “Cécifoot” et atelier de mise en situation / ©M6

La prochaine édition de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées (du 13 au 19 novembre 2017) sera placée sous le signe de l’innovation digitale au sein du Groupe M6. Grâce à un « comptoir des innovations », les collaborateurs pourront découvrir les innovations au service des personnes en situation de handicap, notamment une imprimante 3D révolutionnaire qui permet d’imprimer des parties de prothèses de main ou encore d’utiliser l’application AVA pour les sourds et malentendants (installée sur smartphone, cette application permet de suivre des conversations de groupe qui sont retranscrites sur le téléphone).

 

Le Cercle Humania propose aux DRH des grandes organisations privées et publiques d’être leur carrefour d’échanges et de réflexions. Son objectif, les aider à réfléchir à de vraies problématiques, à prendre de la distance avec l’actualité, à anticiper sur les mutations avec une ouverture sur l’Europe et sur le Monde. Plus d’informations www.cercle-humania.com

Le mouvement Fraternité Générale !

Suite  aux  attentats  de  2015,  un  groupe  de  cinéastes  s’est  mobilisé  pour  faire  résonner  une  valeur  oubliée,  pourtant
fondamentale : la Fraternité. Une association s’est créée : Fraternité générale, présidée par le philosophe Abdennour Bidar, auteur de Plaidoyer pour la fraternité (2015).

 

Fraternité Générale ! est un mouvement national, spontané et apolitique qui a pour ambition de promouvoir la fraternité à travers des actions culturelles, pédagogiques et citoyennes partout en France.

Fort du succès de la première édition en 2016, le mouvement poursuit son action et organise un nouveau weekend de la fraternité du vendredi 13 au dimanche 15 octobre 2017. Cette année, « Fraternité générale ! » souhaite mettre encore plus en valeur celles et ceux qui œuvrent au quotidien à renforcer le lien social en France.

 

Les objectifs :

  • Promouvoir la fraternité partout en France pour lutter contre les rejets, les replis communautaires et identitaires
  • Mettre la culture à la portée de tous à travers des actions nationales
  • Susciter des initiatives portées par la société s’inscrivant dans le mouvement et les valoriser
Le Groupe M6 soutient le mouvement Fraternité Générale

La 2ème édition, du 13 octobre au 15 octobre 2017

Institutions culturelles, mairies, écoles, associations, clubs sportifs, hôpitaux, maisons de retraite, musiciens, commerçants, entreprises, particuliers… TOUS peuvent initier une action pour célébrer, exprimer la Fraternité du 13 au 15 octobre.

Plus de 200 actions dans toute la France déjà inscrites !


Rencontres, repas, représentations, concerts, débats, concours, rencontres sportives… TOUTES les initiatives visant à recréer du lien social peuvent s’inscrire sur le site fraternite-generale.fr

 

 

En 2016, pour la première édition : 600 actions initiées dans toute la France et dans les Outre-mer, 200 villes participantes actives dans 60 départements, 85 partenaires publics et privés, 130 associations partenaires, 30 millions de vues pour les vidéos (TV et Internet)

 

La Fraternité selon... Ryadh Sallem

Nouvelle campagne « La Fraternité selon... »

En 2016, Fraternité générale a produit une collection de clips de 45 secondes et les a diffusés très largement. Des cinéastes, des réalisateurs issus du web, des artistes ont rejoint cette initiative pour exprimer leur vision de la Fraternité, de leur Fraternité. Une campagne participative a permis de compléter cette collection en rassemblant des clips proposés par des associations de jeunes.

Pour l’édition 2017, « Fraternité générale ! » a choisi de lancer une nouvelle collection de vidéo-clips plus intimes, autour de ses ambassadeurs Ryadh Sallem, Aya Cissoko, José Gomez, Mesudiye Bedir, Juliette Binoche et Abdennour Bidar, qui raconteront, face caméra, leur vision de la fraternité.

Cette nouvelle collection de 6 vidéoclips sera diffusée sur les chaines de télévision, dans les cinémas, sur internet et dans les stades à partir du 1er octobre.

 

Retrouvez tous les clips sur 6Play : https://www.6play.fr/fraternite-generale-p_6250

Le Groupe M6 soutient l'opération Flamme Marie-Claire

La Flamme Marie Claire, pour éclairer l'avenir des petites filles et des femmes dans le monde

Du 15 août au 30 septembre, en achetant la bougie La Flamme Marie Claire au prix de 7€, vous participez au financement des programmes pour la scolarisation des petites filles et l’éducation des femmes dans le monde. Tous les bénéfices sont reversés aux associations Toutes à l’école, Entrepreneurs du Monde et Rêv’Elles, ainsi qu’aux associations locales partenaires de La Flamme Marie Claire 2017 au Royaume-uni, en République Tchèque, aux États-Unis, en Russie, au Brésil et à Taïwan.


Le Groupe M6 et ses animatrices renouvellent leur engagement aux côtés de La Flamme Marie Claire.
Parce que l’éducation est un droit que l’on ne peut interdire à quiconque. Ensemble, donnons la possibilité à ces futures femmes de se faire entendre, de faire un pas vers leur liberté et leur indépendance.

 

Quelques chiffres :

  • 1 791 446 € ont été reversés aux associations depuis 7 ans
  • 583 100 bougies ont été vendues depuis 2010 dans le réseau des partenaires de la Flamme Marie Claire
  • 313 446 € ont été reversés aux associations en 2016
  • Plus de 390 000 € seront reversés aux associations pour cette nouvelle édition.

Plus d’informations sur l’opération et les associations soutenues : laflammemarieclaire.org

 

Les marraines du Groupe M6

Les marraines du Groupe M6

Kareen Guiock (M6), Carine Galli (W9), Anaïs Bouton (Paris Première) et Marielle Fournier (téva) s’engagent et mettent leur notoriété au service de la Flamme Marie Claire.

*photographies retouchées

Bougie Flamme Marie Claire

Où trouver la bougie

La bougie La Flamme Marie Claire est disponible depuis le 15 août dans les boutiques l’Occitane, sur loccitane.fr et sur sotrendoo.com

Pour la rentrée des classes, n’oubliez pas le Kit Plio !

Le Groupe M6 se mobilise pour l’opération de rentrée Kit Plio. Un achat pratique et solidaire au profit de Handicap International. Cette année, le kit est aux couleurs de Monsieur, Madame.

Sur chaque kit plio vendu au prix de 5 €, 1 € est consacré aux actions de l’association en faveur des personnes handicapées.

Pratique, le kit plio se compose de 10 protèges-livres prêts à l’emploi. Ses feuilles prédécoupées s’adaptent à tous les formats de livres. Sans ruban adhésif ni ciseaux, il permet de couvrir ses livres en un temps record.

Solidaire, il est conditionné par des personnes handicapées et permet de financer les actions de l’association sur le terrain.

Où le trouver ? : Dans les grandes surfaces alimentaires, grands magasins, librairies, papeteries et sur le site handicap-international.fr

Cliquez ici pour en savoir plus sur le kit Plio

 

Handicap International est une association reconnue d’utilité publique, cofondatrice de la Campagne internationale pour interdire les mines, co-lauréate du prix Nobel de la paix en 1997. http://www.handicap-international.fr/

 

Le Groupe M6 soutient l'opération Kit Plio de Handicap International

Kit Plio 2017

Voir la prison autrement

A l’occasion de la sortie du 1er rapport annuel de la Fondation M6, Voir la prison autrement, des associations partenaires, de représentants de l’Administration Pénitentiaire et des collaborateurs bénévoles se sont réunis au siège de M6 pour célébrer une nouvelle année de projets menés ensemble.

Suite à la projection en avant-première du film de Carine Tardieu « Otez-moi d’un doute », le Président de la Fondation M6, Eric D’Hotelans, a pris la parole pour saluer l’engagement des collaborateurs et féliciter le travail de nos partenaires.

Avec le Groupe M6 nous « continuons de grandir ensemble », mon souhait pour l’avenir de la Fondation est donc de continuer à agir ensemble.
Eric D’Hotelans

La soirée a continué avec la présentation du Programme d’accompagnement à la création d’entreprise, initié par la Fondation; auquel ont participé de nombreux collaborateurs, comme en témoigne Clément Rollin, responsable de l’accélérateur UP by M6, qui s’est engagé avec le projet en tant que membre du jury.

Finalement, Alexandra Pisanti , collaboratrice M6, et Larissa Peña, directrice du Centre Aequitas, ont partagé leurs expériences en détention et la relation de parrainage proposé par la Fondation M6.

Cette soirée a été l’occasion pour tous de se retrouver et partager sur des engagements communs.

Le « faire ensemble » est un véritable levier d’accélération pour un sujet dont l’ampleur mérite une approche collective.
Isabelle Verrecchia, Déléguée Générale de la Fondation M6.

 

 

Découvrez le rapport annuel Voir la prison autrement…

  • Rapport annuel « Voir la prison autrement »
    Publié le
    6,07 MB

Le maraîchage comme voie de réinsertion

La Fondation M6 accompagne l’association Ville en Herbes et le Service pénitentiaire Insertion et Probation de la maison d’arrêt de Nanterre pour un projet de création de jardin collectif écologique entre les murs de la prison.

L’ambition affichée a été de donner aux personnes détenues la possibilité de devenir acteurs d’un projet dès le départ, en les associant à la phase de création du jardin. A travers des ateliers d’horticulture et de maraîchage biologique, encadré par des éducateurs nature et des professionnels du paysagisme, huit participants ont commencé à apprendre le concept de gestion écologique et les différents types de végétaux.

L’initiative était ambitieuse : convertir un petit terrain vide en un beau potager afin d’apprendre les bases du jardinage, mais aussi afin de manger ce qui était cultivé.

Pour les participants, le travail de la terre est valorisant :

« Nous mettons en terre des plants qui sont vont se développer, qui vont grandir. C’est gratifiant de donner vie. »

Il ne s’agit pas seulement de s’épanouir et de s’occuper l’esprit, mais également d’acquérir de réelles compétences en horticulture, paysagisme et écologie pratique. En plus, le travail de maraîchage exige patience, esprit collectif et respect de l’environnement. Tous ces compétences peuvent être mises en valeur dans une perspective de projet professionnel de réinsertion.

162 textes sur le thème « COULEURS »

Le jeudi 29 juin, lauréats, enseignants, membres du jury et personnels pénitentiaires étaient réunis pour la cérémonie de remise de prix de la 2ème édition du concours d’écriture « Au-delà des lignes ».

Cette initiative lancée par la Fondation M6, avec la Direction de l’Administration Pénitentiaire et l’Education Nationale a pour objectif de favoriser la réinsertion des personnes détenues en luttant contre l’illettrisme.

Depuis janvier 2017, les enseignants de l’Education Nationale ont accompagné les participants lors d’ateliers d’écriture dans 16 établissements des régions d’Île-de-France, de Bretagne et des Hauts-de-France.

« Les enseignants sont des révélateurs des talents » Maxime Chattam, membre du jury.

Des femmes, des hommes, des mineurs…165 personnes détenues ont participé à ce projet et ont osé prendre la plume. Pour beaucoup d’entre eux, en grand difficulté de lecture et écriture, c’était la première fois qu’ils arrivaient à produire un texte.

« Les mots existent chez chacun de nous, mais parfois ils sont endormis » Eric Nedelec, coordonateur national de l’Agence Nationale de Lutte contre l’illettrisme, partenaire du concours.

5 personnes détenues ont été consacrées par le jury et leurs textes lus au public présent pour l’occasion. Leur prix ? Un accompagnement socioprofessionnel fait par Actual, partenaire de la Fondation M6 sur ce projet.

Lors de l’événement, chaque participant a reçu un recueil compilant l’ensemble des textes produits sur cette édition.

Cette 2ème édition du concours a récompensé :

“Je t’aime” – Omer (catégorie Majeurs/Débutants)

“Soirée jaune” – Nawfel (catégorie Mineurs/Débutants)

“Sans titre” – Ramin (catégorie Majeurs/Intermédiaires)

“L’homme Sobre” – Dimitri (catégorie Mineurs/Intermédiaires)

“Une femme en rouge…” – Steve (catégorie Majeurs/Confirmés)

Découvrez les textes des lauréats à suivre :

Le Jury

Eric Bacik, Education Nationale – IA IPR Lettres, Académie de Lille

Maxime Chattam, romancier

Jonathan Curiel, romancier, Directeur Général de Paris Première

Elsa Guiol, journaliste Marie Claire

Alain Jégo, Directeur interrégional des services pénitentiaires Lille

Cécile Ladjali, écrivaine

Florence Méréo, journaliste Le Parisien

Eric Naulleau, Journaliste et animateur sur Paris Premier

Eric Nedelec, Coordonnateur national à l’ANLCI

Nathalie Renoux, journaliste M6 et marraine de la Fondation M6

Laurent Ridel, Directeur interrégional des services pénitentiaires Paris-Île-de-France

Rachid Santaki, romancier scénariste

Françoise Savine, Education Nationale – IA IPR Lettres, Académie de Versailles

Valérie Tong Cuong, écrivaine, musicienne

Sport Ensemble la course solidaire de Handicap International

Sport Ensemble, la course sportive et solidaire de Handicap International

 

SPORT ENSEMBLE permet chaque année à des centaines de personnes valides et handicapées de se retrouver autour du sport et au-delà des différences ! En solo, en équipe ou en binôme handi-valide, les sportifs les plus aguerris comme les plus amateurs relèvent un défi collectif : parcourir ensemble 10 000 km et récolter 100 000 euros au profit des actions de Handicap International. Cette année la course a lieu le dimanche 14 mai à Paris (Bois de Boulogne) et le dimanche 2 juillet à Lyon (Parc de Gerland).

Sport Ensemble propose plusieurs épreuves sportives ouvertes à tous, personnes valides ou handicapées, adultes et enfants. Au-delà des courses, une multitude d’activités ludiques et sportives sont proposées toute la journée : basket fauteuil, cécifoot, parcours en prothèse en accès libre.

Xavier de Moulins se mobilise aux côtés de Handicap International

Le dimanche 14 mai, Xavier de Moulins a pris le départ de cette course aux côtés de deux frères, Théophile et Valentin. L’un est les jambes, l’autre le mental. Théophile est polyhandicapé depuis sa naissance, son frère Valentin, un sportif aguerri. Ensemble, au-delà du handicap, ils surmontent les défis sportifs les plus fous. Proche des valeurs défendues par Handicap International et touché par leur l’histoire, Xavier de Moulins a accompagné les deux frères lors de cette course solidaire de 10 kilomètres au bois de Boulogne le dimanche 14 mai. Le trinôme sportif s’est rencontré pour la première fois mercredi 10 mai au sein de la rédaction du JT de M6. Ils ont échangé sur leur parcours et histoire respectifs.

Xavier de Moulins participe à la course Sport Ensemble aux côtés de Théophile et Valentin
Xavier De Moulins présentateur du 1945 sur M6 qui participe à la course Sport Ensemble de Handicap International aux côtés du binome Théophile et Valentin

Xavier de Moulins, présentateur du 19.45 sur M6

« Je suis très proche des valeurs défendues par Handicap International et l’histoire de Théophile et Valentin m’a beaucoup touchée. Ils représentent la quintessence même du courage et je leur porte beaucoup d’admiration. La fratrie c’est quelque chose d’extraordinaire qui m’intéresse beaucoup dans mes activités de romancier, mais également à titre personnel, ayant moi-même des frères. J’ai été très impressionné par leur dernier triathlon, une telle solidarité, une telle abnégation, un tel courage ne peut que forcer l’admiration ! De plus, ils illustrent à merveille les valeurs véhiculées par le sport : l’humilité, le courage et le dépassement de soi ».

Le binôme Théophile et Valentin de la course Sport Ensemble de Handicap International

Théophile et Valentin, un binôme pas commes les autres

C’est l’histoire de deux frères unis au-delà des mots. Il y quatre ans, Valentin a eu un déclic. Comment ne pas passer à côté de son histoire avec Théophile, son frère polyhandicapé, sourd et muet qu’il suivait de « loin » comme démuni face à l’immensité du mystère que pose le handicap de Théophile. Ce sera le sport et le triathlon. Ensemble et malgré les obstacles. Et avec la course « Sport Ensemble » de Handicap International comme premier horizon. Quelques années après, un semi-marathon, de multiples triathlons au compteur et une opération de crowdfunding réussie pour financer l’achat d’un vélo-fauteuil plus tard, les deux frères sont désormais en route vers un Iron Man.

Handicap International

À propos de Handicap International

Handicap International est une association de solidarité internationale indépendante, qui intervient depuis plus de 30 ans dans les situations de pauvreté et d’exclusion, de conflits et de catastrophes. Œuvrant aux côtés des personnes handicapées et vulnérabilisées, elle agit et témoigne pour répondre à leurs besoins essentiels et améliorer leurs conditions de vie. Elle s’engage à promouvoir le respect de leur dignité et de leurs droits fondamentaux. Depuis sa création en 1982, Handicap International a mis en place des programmes de développement dans plus de 60 pays et intervient dans de nombreuses situations d’urgence. Le réseau de 8 associations nationales (Allemagne, Belgique, Canada, États-Unis, France, Luxembourg, Royaume-Uni et Suisse) œuvre de manière constante à la mobilisation des ressources, à la cogestion des projets et au rayonnement des principes et actions de l’organisation. Co-lauréate du Prix Nobel de la paix en 1997, l’association Handicap International agit et témoigne partout où “vivre debout” ne va pas de soi.

Raphaël et Emeline rencontrent leurs Youtubeurs préférés au salon Vidéo City

Lors de la deuxième édition du salon Vidéo City Paris dont le Groupe M6 est partenaire, Raphaël, 15 ans et Émeline, 13 ans, ont pu rencontrer leurs Youtubeurs préférés, à savoir Cyprien, Natoo ou encore Squeezie.

Créé en 1987, l’association Petits Princes réalise les rêves d’enfants et adolescents gravement malades. En vivant ses passions et en réalisant ses rêves, l’enfant trouve une énergie supplémentaire pour se battre contre la maladie.
Pour en savoir plus sur l’association : https://www.petitsprinces.com/

Un grand merci aux équipes de Golden Network et Vidéo City d’avoir fait vivre aux enfants des moments uniques !

Un album photo des meilleurs moments des rencontres sera offert en souvenir à Émeline et Raphaël.

Les animateurs du Groupe se mobilisent

Mac Lesggy, Faustine Bollaert, Kareen Guiock, Bertrand Chameroy, Marie-Ange Casalta et Norbert Tarayre sont les porte-parole 2017 du Groupe.

Les 24, 25 et 26 mars prochains, nos animateurs porteront le ruban rouge, symbole de la lutte contre le sida. Le logo Sidaction sera sur toutes les antennes de M6, W9, 6ter, Paris Première, téva, sérieclub, M6 Music et Girondins TV. L’appel à don sera relayé dans nos émissions (12.45, 19.45, Capital, 66 Minutes, E=M6, Hit Talents sur W9, Ça Balance à Paris sur Paris Première…). Le clip de la campagne et le spot avec les animateurs seront diffusés sur nos antennes pendant les 3 jours de l’opération.

Golden moustache et Rose Carpet se mobilisent aussi !

En France, l’épidémie de VIH/sida gagne du terrain chaque année en contaminant de nouvelles personnes, et notamment des jeunes. Lorsqu’on les interroge, ils révèlent pourtant se sentir de moins en moins bien informés sur les lieux de dépistage ou sur l’existence d’un traitement d’urgence en cas de prise de risque.

Après le succès des vidéos Le Protecteur et Un maquillage pas comme les autres en 2016, Golden Moustache & Rose Carpet ont souhaité renouveler leur engagement cette année en abordant à leur manière la question du VIH.

Cliquer ici pour voir la vidéo « Un draw my life pas comme les autres » de Rose Carpet

Cliquer ici pour voir la vidéo « Ma première fois » de Golden Moustache

La campagne 2017

Contre le sida, on a remporté de nombreuses victoires. Mise au point de la trithérapie, réduction des risques de transmission, espérance de vie plus longue. Mais malgré toutes ces victoires, en France, plus de 150 000 personnes vivent toujours avec le virus du sida et il n’existe toujours pas de vaccin. Le combat n’est pas terminé.

Les avancées sont nombreuses, tant pour la lutte contre le sida que pour les personnes vivant avec le VIH. Mais ne nous arrêtons pas là, nous risquerions de reculer et de mettre en péril ces progrès. Le combat ne doit pas s’essouffler. Beaucoup d’améliorations ont pu être mises en place depuis le début de l’épidémie, au niveau de la prise en charge des personnes séropositives, des traitements ou de la diversification des outils de prévention. C’est vrai. Pourtant aujourd’hui, en France, 153 000 personnes vivent avec le VIH et parmi elles, 25 000 ignorent encore qu’elles sont séropositives. Tous les ans, on compte en moyenne 6 000 nouvelles décou­vertes de séropositivité. Un chiffre qui ne diminue plus, depuis des années.


LE SIDACTION
Créée en 1994, Sidaction fonde son existence sur un principe essentiel : réunir la recherche et le milieu associatif. Sidaction finance ainsi à parts égales des programmes de recherche et des associations d’aide aux personnes séropositives et de prévention, en France comme à l’international. Sidaction est la seule association de lutte contre le sida à soutenir la recherche en France. Afin de collecter des fonds, l’association organise chaque année le Sidaction, une opération unique, rendue possible grâce à la mobilisation de 26 médias pendant trois jours et l’engagement de milliers de bénévoles dans toutes les régions de France.

 

Comment faire un don :

  • PAR TÉLÉPHONE AU 110 LA LIGNE DU DON (accessible gratuitement à partir de tous les opérateurs et est ouvert du 7 mars au 12 avril 2017)
  • EN LIGNE SUR LE SITE WWW.SIDACTION.ORG (paiement sécurisé)
  • LE DON PAR SMS AU 92 110 (don de 5€, coût d’envoi du sms gratuit ou inclus dans les forfaits sms)

Le clip de la campagne

  • Dossier de Presse du Sidaction
    Publié le 24/03/2017 à 08:00
    13,24 MB

© WNP, Vincent Isoré, Margaux Barba

Un projet de formation et de coopération

Après avoir suivi une formation qualifiante en métallurgie et obtenu une licence professionnelle de soudeur, dix personnes détenues du centre pénitentiaire de Liancourt (Oise) ont fabriqué des presses à briques.

Elles permettent aux populations de pays en voie de développement de construire des bâtiments durables en blocs de terre compressée.

La Fondation M6 a soutenu ce projet, en partenariat avec Inserxo (qui œuvre pour la réinsertion des détenus par l’activité économique) car il mêle formation et solidarité : il vise à faciliter le retour à l’emploi en sortie de détention et à inscrire les détenus dans une dynamique positive et participatif en les rendant acteurs d’un projet humanitaire.

Les presses à briques sont arrivées à Cotonou le 7 février dernier. Quatre d’entre elles permettront la construction d’une ferme-école pour former les enfants des rues aux métiers de l’agriculture et de l’élevage (Association Citoyens des rues). Les six autres attribuées au Centre Damien de Molokaï, aideront à édifier un centre culturel pour les jeunes béninois.

En mai 2016, la Fondation M6 a installé ponctuellement des presses à briques dans les halls des bâtiments de M6 afin de faire découvrir le projet aux collaborateurs. Près de 350 d’entre eux ont participé à ce pont solidaire entre une prison française et les enfants des rues du Bénin en faisant des dons de fournitures scolaires, de livres et de jouets.

De la personne détenue, au surveillant pénitentiaire en passant par le collaborateur M6, tous ont été liés par cette expérience citoyenne et solidaire au service des enfants du Bénin.

Une belle manière pour chacun de dépasser les frontières.

 

Personne détenue avec la presse à briques

Faire rire pour faire découvrir la prison autrement !

Utiliser l’humour pour changer le regard sur les personnes détenues, c’est le pari osé qu’ont relevé Abdel, Bakary, Slimane et Karam, détenus à la maison d’arrêt de Nanterre, le 25 avril 2016, au Comedy Club. En interprétant leurs propres textes sur la vie carcérale, leur expérience et leurs espoirs, ils ont conquis une salle de plus de 200 personnes. Ils ont aussi partagé des sketches en duo inédit avec des humoristes et artistes de renom tels que Ramzy, Kamel le magicien, Marine Monroe, Tareek ou Willaxx.

« Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est qu’ils utilisaient ce qu’ils vivaient en prison pour nous faire rire et ça a marché ! Chapeau, preuve que l’on peut rire de tout ! » Alice Dubois, collaboratrice M6.

Le projet, soutenu par la Fondation M6, a été mené par l’association Fu-Jo.

À l’été 2015, dix détenus ont été retenus pour participer deux fois par semaine à des ateliers d’écriture et de théâtre. Sept mois plus tard, une première représentation a eu lieu devant une trentaine de détenus de la maison d’arrêt ainsi qu’au Comedy Club.

Oser créer son entreprise !

En partenariat avec l’ADIE (association d’utilité publique qui aide des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur propre emploi), la Fondation M6 a apporté son soutien à des jeunes entre 18 et 35 ans désireux de créer leur entreprise.

L’objectif du partenariat est de montrer que la création de son propre emploi peut être une voie d’insertion pertinente, y compris pour les personnes ayant connu un épisode carcéral. A l’issue de 5 semaines de formation personnalisée, toutes les thématiques ont été abordées : du business plan au juridique, en passant par la communication.

En mai et en novembre 2016, ces futurs créateurs d’entreprise étaient présents dans les locaux du groupe M6 pour soumettre leur projet à un jury, composé de représentants de l’ADIE et de six collaborateurs du groupe. Financiers, commerciaux et communicants ont partagé leur expérience avec ces jeunes, et ont mis leurs compétences au profit des différents projets.

« Analyser les projets, coacher les jeunes porteurs, c’était une belle expérience, il y avait un bel élan et une forte énergie chez eux, c’était très constructif. » Florent Marrou, Directeur du Développement – M6 Publicité.

En fin de journée, tous sont repartis avec leur diplôme, les conseils avisés de nos experts, et un large sourire !

Jeunes entrepreneurs chez M6